Un double meurtre a endeuillé la communauté d’Isangi tôt dans la matinée du jeudi 4 décembre 2025. À moins de cinq kilomètres de Yangambi, une moto transportant deux opérateurs économiques et leur conducteur a été prise en embuscade par des hommes armés surgis de la brousse.

Le conducteur de la moto et l’un des passagers, Aimé Lolesa, opérateur économique très respecté à Isangi, ont été abattus sur-le-champ. Leur mort laisse un vide immense au sein de la communauté, notamment pour les familles qui dépendaient de leurs activités pour survivre.

Le second passager, Jérémy, a réussi à s’échapper miraculeusement en se réfugiant dans la forêt. Il a ensuite été pris en charge par la police de Yangambi dans le cadre de l’enquête ouverte.

Les corps des victimes ont été rapatriés :celui du motard à Isangi et d’Aimé Lolesa à la morgue de Kisangani.

Une insécurité qui s’amplifie sur l’axe Isangi–Kisangani

Cette attaque survient dans un contexte où la route est de plus en plus empruntée par les voyageurs, en raison des nombreux naufrages enregistrés ces derniers mois sur le fleuve Congo et la rivière Lomami.

Mais la montée inquiétante des embuscades et violences armées jette une nouvelle fois la lumière sur l’insécurité persistante qui règne sur cet axe vital pour les échanges commerciaux.

Les autorités interpellées face à la recrudescence des actes inhumains

Face à cette situation alarmante, plusieurs voix s’élèvent déjà au sein de la population, des acteurs économiques et de la société civile pour interpeller les autorités politico-administratives de la province de la Tshopo, ainsi que celles du territoire d’Isangi.

Les habitants exigent aux autorités locales et provinciales :un renforcement urgent de la sécurité sur les routes et pistes commerciales ; des patrouilles régulières entre Isangi, Yangambi et Kisangani ; une enquête approfondie pour identifier et neutraliser les auteurs de cette embuscade ; une protection accrue des opérateurs économiques, souvent ciblés par les criminels.

En effet, ils appellent le gouvernement provincial, l’administration territoriale d’Isangi ainsi que les services de sécurité à sortir du silence et à prendre des mesures concrètes pour mettre fin à ces actes inhumains qui endeuillent régulièrement les familles et paralysent l’activité économique.

Journaliste Reporter

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