Le gouvernement Suminwa II a marqué l’ascension de Micheline Ombae Kalama au poste stratégique de ministre du Genre, Famille et Enfant. Succédant à Léonnie Kandolo, elle est reconnue pour son engagement profond en faveur des droits et de l’autonomisation des femmes en République démocratique du Congo.
Née le 23 août 1984 à Isiro, dans la province du Haut-Uélé, Micheline Ombae Kalama a posé les bases de sa carrière avec un parcours scolaire exemplaire. Après avoir obtenu son diplôme d’État en latin-philosophie, elle a décroché une licence en Sciences commerciales et financières à l’ISC-Isiro.
Son expérience professionnelle est riche et diversifiée. Elle a notamment travaillé à la Société Nationale d’Assurances (Sonas) comme caissière de 2006 à 2011. Son engagement public a débuté dès 2012, où elle a occupé le poste de cheffe de bureau chargée de protection au sein de la Division du Genre, Famille et Enfant du Haut-Uélé, avant de devenir conseillère technique provinciale de 2018 à 2022. Elle a ensuite été nommée cheffe de division à la Division de la Reconstruction en 2022.
Une militante engagée pour les droits des femmes
L’engagement de Micheline Ombae Kalama pour la cause féminine s’est intensifié en 2021 lorsqu’elle a rejoint l’ONG Acave en tant que coordinatrice. Elle y a mis sa rigueur et son dévouement au service des droits des femmes.
En janvier 2025, son rôle s’est renforcé en devenant point focal du mouvement « Rien Sans Les Femmes », affirmant sa place parmi les figures de la lutte contre les violences basées sur le genre en RDC. Son courage et son sens de l’écoute sont des qualités qu’elle a démontrées dans chacune de ses missions.
Micheline Ombae Kalama incarne la nouvelle génération de femmes leaders engagées. Sa nomination est le fruit d’un parcours reconnu et d’un soutien politique fort. C’est sur proposition de Gentiny Ngobila Mbaka, autorité morale de son parti, l’Alliance des Congolais Progressistes (ACP), que son nom a été retenu pour le ministère. Outre le soutien du collectif des femmes et des leaders politiques de la région, elle bénéficie également du soutien de l’honorable Jean Bakomito, gouverneur du Haut-Uélé, qui a suivi de près son engagement sur le terrain.

