Pour ses premiers pas dans la science, Sage Kambale Tsongo, un spécialiste engagé dans la gestion durable des ressources naturelles et conservation de la biodiversité en Afrique centrale, a publié, aux Éditions Universitaires Européennes, un ouvrage intitulé « Accès à la nourriture et biodiversité autour de Yangambi : Fragilité alimentaire et impact écologique ».
Ancien de l’Université de Kisangani, Kambale Tsongo Sage a participé à plusieurs études de terrain autour de la biosphère de Yangambi, dans la province de la Tshopo. Sa récente parution « met en lumière la fragilité alimentaire des populations locales et analyse comment cette insécurité influence la pression exercée sur les ressources naturelles ».
À travers des données de terrain, son livre montre que « la quête quotidienne de nourriture pousse souvent à l’exploitation des écosystèmes forestiers ». Et comme conséquence « cette pratique met en péril certaines espèces et habitats ». Pourtant Yangambi constitue, pour des environnementalistes du monde entier, un terrain d’étude et d’expérimentation.
Face à cette problématique, les pistes de solution proposées dans cet ouvrage « tiennent compte des réalités sociales, économiques et culturelles de la population vivante autour et dans la réserve de biosphère de Yangambi ».
- Renforcement de l’agriculture durable : Appuyer techniquement et matériellement les populations riveraines pour améliorer les rendements agricoles tout en préservant les sols et la biodiversité.
- Valorisation des PFNL (Produits Forestiers Non Ligneux) : Mettre en place des filières durables de transformation et de commercialisation des PFNL végétaux et animaux afin d’augmenter les revenus sans nuire à la biodiversité.
- Soutien à la diversification des sources de revenus : Encourager le développement du petit commerce, de l’élevage local et de l’artisanat écologique pour réduire la pression sur les ressources naturelles.
- Appui aux organisations locales : Renforcer les capacités des structures communautaires pour gérer durablement leurs ressources alimentaires et naturelles.
- Intégration d’un système d’alerte précoce en sécurité alimentaire : Mettre en place un dispositif local de suivi de la vulnérabilité alimentaire.
- Pour la population vivante autour de la réserve, il faudra améliorer l’accès aux marchés : Faciliter les voies d’accès et le transport des produits agricoles afin de garantir de meilleurs revenus aux producteurs.
- Mise en œuvre de politiques locales participatives : Associer les communautés à la prise de décisions concernant l’utilisation des terres et des ressources de la réserve.
- Création de programmes de microcrédit adaptés : Offrir des crédits agricoles et commerciaux accessibles pour renforcer les capacités économiques des ménages.
- Encouragement des pratiques agroécologiques : Former les agriculteurs aux techniques qui combinent productivité agricole et conservation de la biodiversité.
Actuellement au Cameroun, Kambale Tsongo Sage participe à des recherches de l’école de faune de Garoua. Le jeune chercheur renforce ses capacités en conservation de la nature.


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