Dans le quartier Makiso, un conflit foncier d’une gravité exceptionnelle met à nu les dérives d’une manipulation orchestrée sous couvert de foi. Entre titres de propriété inattaquables et instrumentalisation des fidèles, l’affaire qui oppose Monsieur Éric Mbuyi à l’église Yaliyele (CBFC HF) pose une question de société majeure : la loi peut-elle encore résister au chantage populaire ?

L’investigation sur ce dossier révèle une réalité sans équivoque. Là où le droit exige des preuves, Monsieur Éric Mbuyi aligne un arsenal administratif complet :

  • Le Certificat d’Enregistrement original : En RDC, c’est la « preuve suprême ». Ce document, délivré par le Conservateur des titres immobiliers, consacre son droit de propriété de manière définitive et inattaquable.
  • La Continuité Historique : Le dossier inclut un croquis officiel datant de l’époque coloniale, prouvant l’antériorité et la légitimité historique de la parcelle.
  • L’Aval des Autorités : Le Conservateur des titres immobiliers a confirmé par écrit l’appartenance de la parcelle à Monsieur Mbuyi.

Le constat est simple : Dans un État de droit, ce débat devrait déjà être clos »

Face à cette solidité, l’église Yaliyele CBFC HF, dirigée par le pasteur Bongoma, affiche un mutisme administratif total. Aucun titre, aucun certificat, aucune preuve. Pourtant, malgré ce néant juridique, l’institution religieuse a choisi la voie de l’occupation illégale en entreprenant des travaux, notamment la construction d’un étang, sur un terrain qui ne lui appartient pas. Cette stratégie du fait accompli interroge sur les réelles motivations de ses dirigeants.

Récemment, l’église a franchi une étape supplémentaire en mobilisant ses fidèles pour une manifestation pacifique. L’objectif ? Dénoncer une prétendue « spoliation ».
L’ironie est cinglante : l’institution qui crie au vol est précisément celle qui tente de s’approprier le bien d’autrui. L’analyse du mémorandum lu lors de cette marche est révélatrice : pas une seule référence à un document légal.

Plus grave encore, l’église semble user de la désinformation pour galvaniser ses troupes :

  • Instrumentalisation des croyants : La majorité des manifestants ignorent les dessous juridiques du dossier.
  • Fausses accusations : L’église prétend l’arrestation d’un de ses pasteurs par le propriétaire, une affirmation formellement démentie. Monsieur Éric Mbuyi n’a fait arrêter personne.

L’Église a pour mission de promouvoir la vérité et l’intégrité. En transformant ses fidèles en « boucliers humains » pour servir des intérêts fonciers privés, l’église Yaliyele bafoue ses propres valeurs. La foi ne peut être un permis de spolier.

Conclusion : le Droit doit rester le seul arbitre.
À Kisangani, où les conflits fonciers sont une plaie ouverte, céder à la pression de la rue reviendrait à ouvrir la boîte de Pandore. Si une foule peut annuler un certificat d’enregistrement, alors plus aucun citoyen n’est à l’abri. La vérité juridique est pourtant là, protégée par le sceau de l’État. Il est temps que l’église Yaliyele retrouve la raison et que les autorités fassent respecter la loi. Car dans une démocratie, ce sont les titres qui parlent, et non les clameurs orchestrées sur des mensonges.

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