Dans une déclaration parvenue jeudi 10 juillet 2025 à KIS24, l’activiste de la société civile, Zacharie Kingombe, lance une mise en garde sévère contre des pratiques qu’il qualifie d’inciviques et frauduleuses, imputées à Bernard Kalombola Lisandja, président du Conseil d’Administration du Fonds Spécial de Répartition de l’Indemnisation aux Victimes des Activités Illicites de l’Ouganda (FRIVAO).
Kingombe exprime un profond désappointement face aux plaintes de nombreuses personnes à Kisangani et ses environs, qui se disent doublement victimes d’une escroquerie orchestrée par l’Association « Fonds de Solidarité des Victimes des Guerres de la Province Orientale » (FSVGPO), également dirigée par M. Kalombola Lisandja.
Selon cet activiste, Bernard Kalombola Lisandja, utilisant sa position au sein du FRIVAO et agissant au nom de l’ASBL FSVGPO, procéderait frauduleusement à la monétisation de l’enregistrement et de l’identification des prétendues « victimes » des guerres à Kisangani. Ces personnes se voient promettre l’insertion de leurs noms dans la base de données du FRIVAO en échange d’argent.
Plus grave encore, M. Kalombola, sans aucune qualité ni compétence légale, délivrerait même des attestations de décès à ces victimes, un acte qui relève exclusivement de la compétence des officiers de l’état civil.
Ces actions, qualifiées de « crapuleuses et inciviques » par Kingombe, auraient pour objectif de saboter le travail de la Direction Générale du FRIVAO et d’enrichir indûment des individus n’ayant ni la qualité ni le droit d’être indemnisés, au détriment des véritables victimes.

L’activiste souligne également que cette « ruse teintée de cupidité insatiable » du président de l’association, également PCA du FRIVAO, non seulement engendre des tensions inutiles entre le Conseil d’Administration et la Direction Générale de l’établissement public, mais crée également des dissensions et une cacophonie parmi les victimes. Il devient ainsi difficile de distinguer les vraies victimes, de savoir qui doit réclamer quoi et auprès de qui.
Kingombe accuse également le PCA d’instrumentaliser les jeunes autour de dossiers « inventés de toutes pièces », citant l’exemple de l’affaire des 850 000 dollars américains de frais de fonctionnement. Il explique que cette somme était destinée à couvrir six mois de fonctionnement du FRIVAO, mais que grâce à la transparence et au « savoir-faire » du Directeur Général, la période de fonctionnement a été dépassée.
De plus, le DG aurait alloué au Conseil d’Administration une première dotation de plus de 45 000 dollars en frais de fonctionnement, un acte que le PCA, selon Kingombe, n’a pas salué, préférant « allumer le feu » et exprimer une « éternelle insatisfaction ».
Face à la gravité de ces allégations, Zacharie Kingombe, en tant qu’acteur de la société civile soucieux de la justice et du bon fonctionnement des institutions publiques, dénonce avec la « plus grande fermeté » ces « actes ignobles » de la part d’un mandataire public », lit-on.
L’activiste invite les services compétents à se saisir de ce dossier afin d’éradiquer définitivement ces pratiques qu’il considère comme des « obstacles sérieux au développement de notre pays ». Il exhorte également les victimes à maintenir leur calme et à faire preuve d’une « vigilance absolue » pour éviter toute manipulation qui ne leur serait pas bénéfique.
Voici sa déclaration en entièreté :


