Le Centre hospitalier Shukrani, à Kisangani, connaît depuis ce week-end une affluence inhabituelle. Des centaines de patients y convergent pour bénéficier gratuitement des consultations et soins assurés par une délégation de médecins spécialistes russes, venus dans le cadre d’une mission humanitaire et scientifique.
À la tête de cette dynamique locale, la promotrice du Centre hospitalier Shukrani, Madeleine Nikomba, qui a mobilisé les équipes médicales et les infrastructures de l’établissement afin d’accueillir cette importante mission internationale aux côtés du député national et médecin Dr Laddy Yangotikala Senga.
Dans les couloirs de l’hôpital, l’effervescence est palpable. Femmes, enfants et personnes âgées patientent durant des heures dans l’espoir de rencontrer les spécialistes étrangers, composés notamment de professeurs d’université, chercheurs et experts issus des institutions médicales russes. Pour plusieurs habitants de Kisangani, cette initiative représente une opportunité rare d’accéder à des soins spécialisés souvent inaccessibles financièrement.
Nous recevons des patients venant de plusieurs communes de la ville. Beaucoup souffrent de pathologies compliquées et n’avaient jamais eu accès à ce type d’expertise », explique un membre du personnel médical de Shukrani.
Au-delà des consultations gratuites, des médicaments spécifiques sont distribués aux malades et certains cas complexes sont directement pris en charge par l’équipe médicale russo-congolaise.


Dans les salles de soins, les médecins congolais travaillent en étroite collaboration avec les spécialistes étrangers. Analyses de dossiers médicaux, échanges d’expériences et discussions scientifiques rythment les journées au sein de l’établissement hospitalier.
Pour le centre hospitalier Shoukrani, cette coopération médicale dépasse le simple cadre humanitaire. L’objectif est également de renforcer durablement les capacités du personnel soignant local grâce au partage de connaissances et aux échanges scientifiques.
Le Centre hospitalier Shukrani veut rester un espace d’excellence médicale et d’ouverture à la coopération internationale au service de la population », confie un proche de la direction de l’hôpital.
Cette mission médicale intervient dans un contexte où les structures sanitaires de la Tshopo font face à de nombreux défis, notamment le manque de spécialistes, les difficultés d’accès aux traitements et l’insuffisance des équipements modernes.

À Shukrani, cependant, l’espoir semble renaître pour de nombreuses familles. Dans la cour de l’hôpital, malgré la fatigue et l’attente, plusieurs patients repartent avec le sentiment d’avoir enfin été écoutés et pris en charge. Pour beaucoup d’observateurs à Kisangani, cette collaboration entre le centre hospitalier Shoukrani de Madeleine Nikomba et les médecins russes marque une nouvelle étape dans l’ouverture du Centre hospitalier Shukrani aux partenariats médicaux internationaux comme avec les Coréens par le passé.

