Les sanctions annoncées par le Trésor américain contre les Forces de défense rwandaises (RDF), ainsi que contre plusieurs hauts responsables rwandais, civils et militaires ce Lundi 2 mars, continuent de susciter de vives réactions en République démocratique du Congo.

Pour Fontaine Mangala, ces mesures constituent un signal politique majeur sur la scène internationale. Elles traduisent, selon lui, une reconnaissance implicite des préoccupations sécuritaires exprimées de longue date par Kinshasa, notamment face à l’instabilité persistante dans l’Est du pays.

Ces sanctions sont un signal fort. Elles démontrent que la diplomatie congolaise commence à produire des résultats concrets sur le plan international », a déclaré le député.

Toutefois, l’élu de Kisangani met en garde contre toute lecture triomphaliste. Pour lui, l’implication des partenaires internationaux, aussi significative soit-elle, ne saurait exonérer l’État congolais de ses responsabilités fondamentales.

Aucune sanction extérieure ne peut nous dédouaner de nos obligations régaliennes. L’État congolais a le devoir de protéger son territoire, de sécuriser ses frontières et de garantir la protection de sa population », a-t-il insisté.

Cette prise de position intervient dans un contexte régional marqué par des tensions diplomatiques persistantes entre la RDC et le Rwanda, sur fond d’accusations récurrentes de soutien aux groupes armés opérant dans l’Est du pays , des accusations régulièrement rejetées par Kigali.

Pour plusieurs observateurs, les sanctions américaines pourraient ouvrir une nouvelle séquence diplomatique en accentuant la pression internationale sur les acteurs jugés déstabilisateurs. Elles rappellent cependant à Kinshasa l’urgence de consolider ses propres mécanismes de défense, sa gouvernance sécuritaire et la cohésion nationale.

Ces sanctions surviennent par ailleurs dans un climat sécuritaire particulièrement préoccupant. Ces derniers jours, l’aéroport de Kisangani a été visé par des attaques attribuées à des drones kamikazes, revendiquées par les rebelles du M23. Le mouvement armé, déjà actif dans l’Est du pays, continue de multiplier les menaces, affirmant vouloir étendre ses opérations et visant désormais la ville de Kisangani.

Leave A Reply