Respect des normes démocratiques à Kisangani: LUCHA chez Allaso et à la PNC (Plaidoyer)

Engagée depuis 10 ans à éveiller la conscience des congolaises et congolais pour participer de manière pacifique et non-violente à la construction d’un Congo nouveau où règnent la justice sociale et le respect de la dignité humaine, le mouvement citoyen LUCHA mène, avec l’appui du Réseau d’Organisations des Droits Humains et d’Education Civique d’Inspiration Chrétienne au Congo (RODHECIC), une série de plaidoyer pour le respect des normes démocratiques à Kisangani.

Cette campagne déjà amorcée depuis le mois d’octobre vise à préserver le cadre politique et légal de l’article 26 de la Constitution de la RDC. À l’en croire, ce cadre consacre la liberté de manifestation ainsi que d’autres libertés connexes comme: la liberté d’expression, la liberté de la presse et la liberté de réunions pacifiques qui sont garanties respectivement par les Articles 23, 24 et 25 de la Constitution.

Première étape franchie chez le maire Allaso

Dans ce même cadre, une délégation constituée des militants de la LUCHA, dont à sa tête Jedidia Mabela, point focal, accompagné par le président du cadre de concertation provinciale de la société civile, Alphonse Longongo, ont rencontré le 09 novembre dernier le maire de la ville de Kisangani, Jean-Louis Allaso.

Une randonnée patriotique qui a permis, rapporte Jedidia Mabela à Kis24.info, de survoler les défis opérationnels, logistiques, fonctionnels et pragmatiques du respect des normes démocratiques à Kisangani.

Plaidoyer à la PNC

Le même ballet citoyen a eu lieu, samedi 11 novembre 2022. Cette fois, l’équipe composée des différentes structures de la société civile dont Ukumbusho, LUCHA et SJPSFE, ont été voir le commandant ville de la police nationale congolaise. Sur place, des échanges sur le respect des normes démocratiques ont eu lieu.

D’après l’un des membres, il a été dressé un tableau sombre de non-respect des normes démocratiques et principalement de la liberté de manifestation à Kisangani en particulier et dans la Tshopo en général, notamment caractérisé par une politique de deux poids de mesures dans la gestion des lettre d’information des manifestations publiques, l’interdiction tardive des marches, les arrestations, des bavures policières, etc.

Dans la même perspective, des deux côtés, plusieurs recommandations ont été formulées entre autres :

  • De faciliter la jouissance du droit de manifester à tous les citoyens ou groupes des citoyens sans tenir compte de leur appartenance politique.
  • D’instruire la police de respecter le droit des manifestants et de faire usage proportionnel de la force le cas échéant.
  • De respecter les normes de correspondance administrative quand il faut réagir à une lettre d’information d’une manifestation lui adressée.
  • De mettre en garde les éléments de la Police Nationale Congolaise en vue du professionnalisme dans leur intervention lors de l’encadrement des manifestations et éviter à n’importe quelle circonstance la brutalité.
  • De procéder aux sanctions positives pour les policiers qui se distinguent dans le respect des normes démocratiques et des sanctions répréhensibles contre les auteurs de violation des normes démocratiques.
  • De sensibiliser les éléments de la Police Nationale Congolaise au respect des Droits Humains, les normes démocratiques et la discipline policière.

Notons que cette campagne se poursuit à Kisangani. La prochaine étape s’agira de rencontrer les autorités provinciales pour le même Plaidoyer afin de mettre en place des dispositions concrètes et concertées pour respecter les normes démocratiques à Kisangani et dans la Tshopo.

Serge Sindani

Journaliste Multimédia & Reporter

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