Dans une ville comme Kinshasa où les questions de gouvernance locale reviennent progressivement au centre du débat institutionnel, les conseillers communaux de Kisangani ont trouvé, vendredi 8 mai, une oreille attentive auprès du député national Patrick Matata Makalamba.
Réunis autour d’un dîner de travail dans un restaurant du centre-ville de la capitale, les élus locaux ont profité de cette rencontre pour exposer les réalités auxquelles ils font face depuis leur installation. Officiellement présents à Kinshasa pour participer à une session de renforcement des capacités et à la deuxième conférence des présidents des conseils communaux, ils ont surtout voulu transformer cette mission en séance de plaidoyer politique.
Au cœur des échanges , la plainte des inégalités de traitement entre provinces en matière de frais de fonctionnement. Les représentants communaux de Kisangani dénoncent une disparité qu’ils jugent difficilement justifiable, estimant percevoir des moyens nettement inférieurs à ceux alloués à leurs homologues d’autres villes du pays.
Mais les revendications dépassent la seule question financière. Plusieurs conseillers ont également évoqué l’absence d’infrastructures administratives adéquates dans certaines communes de Kisangani, où les élus sont parfois contraints d’exercer sans véritables locaux de travail.


Face à eux, Patrick Matata Makalamba a adopté un ton conciliant, saluant « l’engagement des élus de proximité » dans un contexte où la décentralisation peine encore à produire tous ses effets en République démocratique du Congo.
Patrick Matata a promis de porter ces préoccupations auprès des autorités compétentes, se positionnant comme relais institutionnel des revendications formulées par les élus de sa circonscription.
Au-delà du caractère protocolaire, cette rencontre illustre surtout une réalité persistante. En RDC, les collectivités locales continuent de réclamer davantage de moyens pour exister pleinement dans l’architecture de la gouvernance publique.

