Le regain inquiétant de la situation sécuritaire dans la ville de Kisangani prend une tournure délicate. Le chef-lieu de la Tshopo vit dorénavant au rythme de l’insécurité grandissante sous l’œil « impuissant » des autorités compétentes.

Dans un message de dénonciation parvenu lundi à KIS24, l’activiste pro — démocratie, Jordan Saidi Atibu, peint un tableau noir des cas de cambriolage à mains armées qui se succèdent et s’entremêlent à ceux de l’agression physique, meurtre et extorsion dont l’épicentre est dans les communes Makiso, Mangobo, Kisangani et Tshopo. Il s’inquiète cependant du silence du Ministère Provincial ayant la sécurité et l’intérieur dans ses attributions.

« Le silence du ministre de l’intérieur (Ndlr Roger Ekongo) (un élu avec 886 voix) nous plonge dans un désespoir inouï. Ça tire ça et là, chaque jour qui passe les âmes des paisibles citoyens s’éteignent de façon innocente, les patrouilles annoncées tambour battant par celui qui nous sert de Gouverneur de Province demeurent un véritable mythe jusqu’à la preuve du contraire », a-t-il écrit, dans un style de tacle et de remise en responsabilité.

Outre des cas d’hommes armés, les jeunes patriotes Wazalendo posent également un autre problème. Ces derniers s’illustrent dans les barricades au clair du jour et de menaces parfois corporelles aux citoyens. Ils aggravent la situation et causent de la terreur. Une déception pour cet activiste de la société civile.

« La disette d’une bonne prise en charge de soit-disants Wazalendo (désœuvrés recrutés par l’autorité), nous pousse un tout petit peu à réfléchir sur ses conséquences collatérales. Quelle déception ! », alerte Saidi.

4 pistes de solution en vue

En perspective, Jordan Saidi ne va pas par le dos de la cuillère pour faire des propositions concrètes. Selon lui, pour endiguer ce fléau alarmant, il faut 4 solutions idoines, notamment :

  • Aux autorités politico-administratives de renforcer la logistique des équipes de sécurité (PNC-FARDC) et mettre en place une politique sécuritaire efficace pour calmer ce vent le plus tôt possible ;
  • Au Maire de la ville de Kisangani de prendre toutes les mesures nécessaires pour sécuriser les paisibles citoyens surtout en cette période pleine des turbulences.
  • Aux autorités militaires et policières de lancer en urgence les opérations de traque des malfrats qui sèment terreur et désolation à longueur des nuits dans le chef de la population et de penser à permuter et sanctionner les officiers qui entretiendraient des relations avec les malfrats,
  • La population de faire preuve de patriotisme et de responsabilité en dénonçant toute personne ou groupe de personnes vivant dans nos milieux dont le doute plane sur leurs identités et leurs professions et coopérer avec le service de sécurité en cas d’inquiétude.

Journaliste Multimédia & Reporter

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