RDC-UA : Retour sur les 9 piliers inscrits au programme de la présidence de Tshisekedi (Décryptage)

« Qui va à la chasse perd sa place », Cette expression conviendrait mieux au Président sortant de l’Union Africaine, Félix Antoine Tshisekedi, qui, depuis son accession au pouvoir en République Démocratique du Congo, ne connaît que « perte » des proches, de confiance et de loyauté, sans rapidement lui tenir rigueur de son mandat « infructueux » à la tête de l’Union Africaine.

À son entrée en fonction à la présidence de l’Union Africaine, Félix Tshisekedi s’était inscrit un programme de « 9 piliers », dévoilé lors du 34e sommet de l’Union Africaine, samedi 06 février 2021 à Addis-Abeba. Parmi ces priorités décrivant son plan d’actions à la tête de l’Union Africaine, il a fait de la « sécurité et la paix, du changement climatique, de la ZLECAF, de la promotion de la culture et de l’égalité des sexes », les principaux piliers.

De la lutte contre changement climatique

Le record de la mandature de Tshisekedi à l’UA, dans la lutte contre le changement climatique n’est que par la position naturelle des forêts africaines dont le bassin du Congo, le deuxième poumon mondial.

La RDC, pays-solution à la crise climatique mondiale, mérite plus que toutes ces considérations lui reconnues à Glasgow.

Ce fut en vérité une sacrée humiliation pour toute l’Afrique portée par la RDC, pour l’Union Africaine à travers l’Initiative pour la Forêt de l’Afrique centrale, même si on en a fait d’éloges à travers les médias.

De la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf)

L’échec du fonctionnement de la ZLECAF par exemple, est manifeste sur tous les plans, aucun des objectifs assignés à ce projet, tels que cités dans l’article 3 de l’accord portant création de la Zone de
libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Déjà, Jacques Berthelot parlant de la « La folie suicidaire de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC)» ou ZLECAF, pense que “ loin de favoriser
l’intégration régionale du continent, elle ne pourra que le désintégrer fortement en ouvrant largement les portes aux firmes multinationales qui sont déjà largement présentes dans la plupart des pays et qui concentreront leurs activités dans les pays les plus compétitifs en exportant vers les autres. »

Dans un pays où la circulation des marchandises entre les provinces n’est pas libre, où l’on ne peut passer un ou deux kilomètres sans trouver une barrière, il est difficile de parler d’une intégration et d’échange économique au niveau régional ou continental.

Félix Tshisekedi avait lui seul la libre circulation à travers le continent et à travers le monde.

Insécurité perpétrée et retour des coups d’État

La plus grande de ses priorité à la mandature de cette organisation panafricaine parmi les 9, était, comme nous pouvons bien lire dans son discours d’acceptation à la 34è Session Ordinaire de la Conférence de l’UA, de « Faire taire les armes en Afrique »

Ce vent de l’insécurité qui souffle à l’Est de la République Démocratique du Congo n’est sous la commande du Félix Tshisekedi à l’Union Africaine, qu’un souffle tiède au niveau du continent.

Tandis qu’à l’intérieur du pays ce sont majoritairement des groupes armés internes qui sèment la terreur aux paisibles populations au Nord-Kivu et en l’Ituri, dans le SAHEL en revanche, la stabilité des institutions a son destin reposé sur les conflits des grandes puissances qui se guerroient de manière implicite derrières des mouvements terroristes venus de tous les azimuts.

La Présidence qui a connu un grand nombre de coup de d’États

Dès son entrée au pouvoir à l’UA en février 2021, le continent Africain a connu une flambée de coups d’États.

Au total, 5 coups d’État à moins d’une année, sans compter les nombreuses tentatives(au Niger, au Soudan, en Guinée Bissau…). En Avril 2021, le Chef de l’État Nigérien Idriss Déby Itno succombe, alors qu’il commandait son armée dans des combats contre les rebelles.
L’on a parlé, pour certaines sources, de « Coup d’État dynastique ».

Quelques semaines après, en mai 2021, un autre signalé au Mali, après celui de l’année dernière.

Guinée en septembre 2021, mené par le colonel Mamady Doumbouy, renversant le Président Alpha Kondé après sa réélection en 2020.
En septembre, la même année, un autre raté au Soudan, puis un déjoué en octobre.

Le dernier en date, du passage Félix Tshisekedi à l’UA, est celui du Burkina Faso en janvier 2022, à quelques jours de son mandat.

La démocratie longtemps chantée et espérée en Afrique, est traduite sous la conduite du Président Congolais en véritable libertinage, marqué par de putsch et tentative de coups d’États.

GRATIUS WANDJA

Journaliste

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