RDC: Le trait de vie des institutions politiques démontre clairement que notre pays n’est pas en guerre (opinion)

La République Démocratique du Congo est en guerre ou pas, cette question taraude l’esprit de plus d’un congolais, peu après, les propos qualifiés de désobligeants tenus par l’IGF Jules Alingete. Face à la réalité, certaines autorités ne veulent pas admettre.

Quelle est l’historique de la guerre en RDC?

Dans sa chronique, Maître Serge Makeo, secrétaire général des jeunes patriotes de Butembo et secrétaire rapporteur du comité de gestion du Kyaghanda en ville de Butembo, revient ici sur les gros moments retraçant l’historique de la guerre à l’Est. Pour lui, le trait de vie des institutions démontre clairement que la RDC n’est pas en guerre.

Voici en intégralité de sa chronique :

Tout en étant pas d’accord avec les propos désobligeants tenus par monsieur Jules Alingete de l’inspection générale des finances aux USA, il me semble que le trait de vie des institutions politiques démontre clairement que la RDC, notre patrie, n’est pas en guerre.

Alors que il y a plus de vingt ans que nous sommes agressés et les conséquences de cette guerre sont immenses et incalculables, les institutions de la République se comportent comme si tout allait bien.

Déjà en 1996, c’est la première guerre dite de libération.

Les rwandais et les ougandais soutiennent l’AFDL en contre partie de l’exploitation des minerais du sol et du sous sol. Cependant, en part l’octroi du commandement de l’armée loyaliste à un rwandais, James Kabarebe mais aussi l’octroi du ministère des affaires étrangères à un rwandais, Laurent désiré kabila refuse de respecter les autres engagements vis-à-vis des ses alliés rwandais, ougandais et burundais.
Cette cacophonie va être amplifier avec le refus de muzee Laurent désiré Kabila d’endosser seul la responsabilité de la guerre.

Laurent-Désire Kabila va décider de rompre avec ses alliés et le peuple va le soutenir dans cette démarche. Il y avait eu chasse à l’homme contre les rwandais et l’affaire Yerodia Ndombasi est très éloquent à ce sujet.
Cependant, le Rwanda avait réussi à infiltrer ses soldats au sein des services de sécurité de la République. C’est la première conséquence de la guerre dite de libération. Le Rwanda et ses complices vont se replier sur la ville de goma et on va parler de la deuxième guerre dite de libération où alors de la guerre de rectification.

C’est la naissance du RCD/Goma. Cette rébellion va se disloque en RCD/KML et en RCD/Nationale.

Cependant, le Rwanda va conserver une main mise sur le RCD/Goma alors que les RCD/KML et le RCD /nationales vont se rallier à l’Ouganda.

Après les accords de Pretoria, il y a un gouvernement de transition et monsieur Azarias Ruberwa est désigné vice-président en charge de la défense, sécurité et anciens combattants.
Le gros des troupes du RCD/Goma qui était constitué des rwandais a été intégré pour constituer l’armée nationale à travers les processus de mixage et de brassage.

Pendant la transition, il y a les massacres de Gatumba et monsieur Azarias Ruberwa va décider de claquer la porte au gouvernement de la transition mais le ciat va s’imposer et Azarias va revenir à Kinshasa.

La tentative d’une troisième rébellion rwandaise en vue d’injecter des étrangers au sein des FARDC est déjouée.

Après les élections de 2006, les rwandais fomentent une troisième rébellion et Laurent Nkunda Batware est désigné pour la conduire.
Alors que John Tshibangu et d’autres patriotes étaient régulièrement au point de capturer Laurent Nkunda et de s’emparer de Kilolirwe, il y avait un ordre de faire un repli que Kinshasa qualifiait des replis stratégiques était donné.
Le gouvernement va signer un accord avec le CNDP à travers lequel les rwandais du CNDP sont intégrés au sein des FARDC sans aucune forme de procès.

Cependant, Laurent Nkunda avait pu réussir à a fuir au Rwanda et malgré le mandat d’arrêt lancé contre par la justice congolaise, le Rwanda refusa de l’extrader.
Il sied de rappeler que le ministre Janvier Luzolo Bambi Lessa s’était personnalement rendu à Kigali pour obtenir l’extradition de Nkunda Batware mais il a été surpris par le refus catégorique du Rwanda.
Au fait, le Rwanda n’extrade pas ses nationaux et jusqu’à ce jour, les victimes de la guerre du CNDP attendent que la justice soit rendue.

Après l’infiltration des rwandais au sein des fardc a travers les accords de brassage et de mixage signés avec le CNDP, les rwandais vont encore fomenter la rébellion du M23.
Heureusement pour la République, il y a un soldat patriote à la tête de la huitième région militaire.
Il s’agit du feu général Lucien Bahuma Abamba. Il a aussi un collaborateur patriote, le général Mamadou Ndala Mustapha. Ces deux officiers fardc vont mettre en place une stratégie militaire qui va concourir au démantèlement du M23 mais malheureusement Kinshasa va signer un énième accord consacrant l’intégration des troupes essentiellement rwandais du M23 au sein des fardc.

-Tout compte fait, cette petite réflexion historique montre clairement que le système sécuritaire et de défense de la République, notre patrie, est totalement infiltré et maîtrise par le Rwanda.

-Il est difficile de gagner une guerre avec des anciens ennemis qui sont devenus des compagnons d'armes.

      -Malheureusement, Kinshasa n'envisage aucun plan pour identifier et rayer les infiltrés au sein des services de sécurité.

-Nous sommes en guerre mais rien ne fait par les institutions politiques et militaires pour nous sortir de ce grand fléau, la guerre nous imposée par le Rwanda.

-Nous sommes en guerre mais il n’y a que 3,9%du budget national qui est affecté à la défense et à la sécurité nationale.

-Nous sommes en guerre, il y a insuffisance des chars de combat, des auto-blindés et nous doutons que la République puisse avoir ne fut ce qu’un avion bombardier mais récemment la présidence de la République a octroyé en cadeau des palissades aux députés nationaux et aux sénateurs.

-Nous sommes en guerre mais jamais la télévision nationale n’a diffusée les images de la guerre de beni, les images de la guerre Minembwe, les images de la guerre contre le M23.

Nous sommes en guerre mais les compatriotes militaires soldats de rang se contentent de 150000fc et passent la nuit dans des cabanes en paille alors que les généraux logent dans des chambres d’hôtels vip à beni et il n’y a rien qui est fait.
Nous sommes en guerre mais il y a des citoyens qui coopèrent avec les ADF et nous éloignent de la fin de la guerre.
-Nous sommes en guerre mais Jules Alingete nie cela et la télévision nationale qui ne veut pas faire connaître cela au monde entier n’a pas sa raison d’être.
-Nous sommes en guerre mais le président de la République accorde le raffinement de notre or au Rwanda, le pays agresseur.
-Nous sommes en guerre et les FARDC sont en voie de vaincre le M23 parce que les jeunes de Rutshuru, Nyirangongo et Masisi sont disposés à accompagner les FARDC mais le président de la République accepte de négocier avec le M23 à Nairobi.

Ne s’agit il pas d’une haute trahison?

-Nous sommes en guerre et les adf massacrent tous les jours nos campatriotes à la machette mais il n’y a jamais eu un deuil national décrété par Kinshasa et les drapeaux ne sont jamais en berne.

-Nous sommes en guerre et nous n’avons personne au niveau des institutions qui prend le courage de décréter l’état de guerre contre le Rwanda, le M23 et d’autres mouvements insurectionnels.

-Nous sommes en guerre mais Jules Alingete le nie à l’étranger pour faire venir les investisseurs par le mensonge.
Nous sommes en guerre, comportons nous comme un état en guerre.

Privilégions les FARDC, l’acquisition des matériels de la guerre, investissons dans la recherche en vue de mettre au point la bombe atomique congolaise pour dissuader où intimider notre ennemi de longue date, le régime de Paul Kagame.

Le révolutionnaire Me Paluku Makeo Serge

Redaction

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