Après des mois de procédures interminables, le Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites (FRIVAO) reprend ses activités. Entre avancées concrètes à Kisangani et attentes persistantes, le député Fontaine Mangala s’engage à assurer un suivi parlementaire rigoureux pour que chaque victime retrouve ses droits.

Lors du Conseil des ministres ténu vendredi dernier à Kinshasa, le ministre de la Justice a annoncé la reprise du FRIVAO, une décision qui intervient après plusieurs mois d’interruption. Pour le député Fontaine Mangala, cette relance représente une étape cruciale.

Nous saluons la reprise des activités du FRIVAO annoncée par le ministre de la Justice lors du Conseil des ministres, la poursuite des indemnisations collectives et individuelles, et le paiement des primes des enquêteurs précédemment confirmé », a-t-il déclaré.

Il ajoute : « Nous poursuivons le suivi dans le cadre du Caucus jusqu’à ce que chacun retrouve ses droits. »

Des réparations déjà visibles

Selon les données disponibles, plus de 12 000 victimes ont reçu une indemnisation individuelle de 2 000 dollars chacune. Des institutions et sites touristiques de Kisangani, tels que le mausolée, la SNEL, le Jardin zoologique, les Cliniques universitaires et l’Église catholique ont également été indemnisés.

Si Kisangani témoigne d’avancées concrètes, plusieurs provinces de l’Est restent en attente. Bas-Uele, Ituri et Haut-Uele n’ont pas encore commencé les opérations d’indemnisation. Cette inégalité territoriale expose la fragilité du système et la nécessité d’une coordination renforcée des institutions.

Voix des victimes

Quand j’ai reçu mon indemnisation, j’ai ressenti un soulagement immense. Cela ne ramène mes parents en vie, mais c’est un premier pas vers la justice », confie Marie K., 39ans, habitante de Kisangani et victime de violences passées.

Ces indemnisations, à la fois individuelles et collectives, témoignent de l’impact concret du FRIVAO sur la vie des citoyens, tout en mettant en lumière le rôle central du ministère de la justice dans la mise en œuvre du programme.

Je suis heureux de voir le FRIVAO relancé, mais j’espère que les provinces comme Bas-Uele et Ituri ne resteront pas à la traîne », ajoute Jean M., 53 ans, un ancien employé de Codenor à Dingila.

proximité et implication de Fontaine mangala

Fontaine Mangala ne nous oublie jamais. Il vient nous rencontrer, écoute nos difficultés et n’hésite pas à interpeller les autorités quand il y a des retards. Sa présence me rassure. il sait que derrière chaque dossier il y a des vies humaines. » témoigne Lokatikala, 37 ans, victime de la geure de 6 jours.

Ce témoignage met en lumière une approche rare , celle d’une proximité politique combinée à une implication réelle dans la vie des citoyens, qui transforme un simple programme d’indemnisation en acte tangible de justice réparatrice.

La relance du FRIVAO est un signal que atteste que la justice réparatrice peut avancer malgré les lenteurs administratives. Mais elle met aussi en lumière la nécessité de mécanismes efficaces pour toutes les provinces concernées. Entre réparation effective pour les victimes et crédibilité institutionnelle, le suivi de ce fonds reste un indicateur clé de la maturité démocratique et de la responsabilité de l’État congolais.

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