RDC/Élections « directes » des Gouverneurs: l’AJDDH tient le bon bout !

Dans un point de presse tenu ce jeudi 25 Mars 2021 à Kisangani, chef-lieu de la Tshopo, l’ONGDH Action pour la Justice et Défense de Droits Humains (AJDDH) a, en long et en large, explicité aux journalistes son projet portant sur « Élections directes des Gouverneurs et leurs vices. » Devant la presse Boyomaise, Jedidia Mabela, chargé de programme à l’AJDDH, a, d’entrée de jeu, démontré la visée de ce projet.

 »Le projet vise à renouer le lien de redevabilité entre les Gouverneurs et leurs population. » a-t-il indiqué.

En RDC, après chaque élection, la coutume est que les contestations s’en suivent. Plusieurs citoyens dénoncent la « corruption. » L’on se rappellera des élections de plusieurs gouverneurs et sénateurs de la 3eme législature.

Face à cette situation, l’AJDDH pense qu’il est beaucoup plus facile de corrompre un nombre réduit de personnes réunies dans une salle que de corrompre la population. Cette ONG de défense des droits humains procède à la sensibilisation de masse. Pour atteindre ses objectifs, elle a procédé à la réalisation des clips (chants, vidéos) et la production des pièces théâtrales, où les acteurs sensibilisent les citoyens sur leurs rôles à jouer pendant les élections.

 »Dans la première période du projet, AJDDH a associé les artistes musiciens pour réaliser un clip dénommé  » interpelation ». Tout en croyant que la population peut être bien sensibiliser à travers une chanson, produire une pièce spectacle, en fin une bande dessinée. » a fait savoir son coordonateur.

Cependant, élire directement les gouverneurs et leurs vices ne constitue une « panacée » d’après l’AJDDH. Pour matérialiser et tenir le bon bout de ce projet, cette organisation annonce la tenue des ateliers de formation à l’intention des journalistes et acteurs de la société civile. Ceux-ci vont porter sur les techniques d’investigation sur les cas de corruption.

Nous avons pensé a des ateliers de renforcement de capacités des acteurs de la société civile et les professionnels des médias. Il faut que nous ayons des acteurs capable d’investiguer sur des cas de corruption. S’il y a dénonciation, qu’il y ait de preuves. » a-t-il insisté.

Dans l’actif de son programme, les villes de Kisangani, Beni, Bunia, Goma etc…sont choisies pour accueillir le déroulement de ces ateliers. Avec un budget élevé à 140 762$ pour ce projet, l’AJDDH s’est déjà lancée dans la sensibilisation subdivisée en 3 périodes. Sans donner quelconque chronogramme, 74 600$ sont pour la première période, 24 200$ pour la deuxième période et 18 603$ pour la troisième période.

Notons que ce projet, encore en cours, est de 2 ans. À Kisangani, la sensibilisation a commencé depuis le dernier semestre de l’année 2020.

DavidGaston MUKENDI

Steves

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