Le député provincial élu de Banalia, Jupson Djeze Zonga, hausse le ton sur l’état d’exécution du Programme de Développement Local des 145 Territoires (PDL-145T) dans son territoire. Dans une lettre de quatre pages adressée à la Première ministre Judith Suminwa, l’élu décrit une succession de chantiers abandonnés, d’ouvrages inachevés et de projets restés au stade de promesses. Il demande au Gouvernement d’ordonner un audit technique et financier afin d’établir les responsabilités.
La correspondance, datée du 10 juillet 2026, a également été transmise à plusieurs institutions, notamment la Présidence de la République, les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, les ministères concernés, l’Inspection générale des finances (IGF), le Procureur général près la Cour des comptes ainsi qu’aux autorités provinciales de la Tshopo.
Dans son courrier, ce député provincial dresse un inventaire détaillé des infrastructures concernées. À Badjade, le centre de santé est, selon lui, abandonné au niveau des fondations alors que les travaux avaient été lancés en 2023 avec un délai d’exécution de six mois. À Zambeke, l’école primaire est restée bloquée au niveau du chaînage. L’élu évoque également des malfaçons qui, écrit-il, « sautent aux yeux ».
Le constat est le même dans plusieurs autres localités. À Banalia, le bâtiment administratif est inachevé et les travaux se sont arrêtés au niveau de la toiture. Les centres de santé et écoles de Bodela, Abolokpa et Bopando connaissent le même sort, tandis qu’à Lipotolo, le bâtiment est construit mais demeure fermé, faute d’équipements.
Le document fait également état de projets qui, selon son auteur, n’ont jamais quitté le papier. Les centres de santé et écoles de Babise, Mangi et Lokeli figurent parmi les infrastructures dont les travaux n’auraient jamais commencé.
Même les ouvrages réceptionnés ne répondraient pas aux attentes, soutient le député. Il cite les écoles primaires de Mosabani, Saliboko et Bodela, qui auraient été remises de manière provisoire sans équipements essentiels, notamment des bancs, les rendant difficilement utilisables.
Pour Jupson Djeze Zonga, cette situation contraste avec les objectifs du PDL-145T, censé rapprocher les services sociaux de base des populations rurales. Dans sa lettre, il estime que les habitants continuent de subir les conséquences de ces retards . Les enfants suivent les cours dans des conditions précaires, des structures sanitaires restent inutilisables et l’administration locale peine à fonctionner normalement.
Face à ce qu’il qualifie de « sabotage socio-économique », le député sollicite une mission d’évaluation technique et financière sur les chantiers du PDL-145T dans la Tshopo. Il demande également la publication de l’état des décaissements effectués pour chaque ouvrage ainsi que des mesures à l’encontre des entreprises et agences d’exécution dont les responsabilités seraient établies.
Au moment de la publication de cet article, ni le Gouvernement, ni les agences chargées de l’exécution du PDL-145T, ni les entreprises citées dans la correspondance n’avaient réagi aux allégations contenues dans cette lettre. Leurs versions des faits seront publiées dès qu’elles seront disponibles, conformément aux règles du contradictoire.


Un commentaire
Effectivement c’est vrai, comme moi j’étais le chef du chantier au Pk 27 route Mara territoire de banalia, on a un centre de santé là bas inachevé ; alors si possible vous pouvez nous associer pour cet axe