Après plusieurs mois de retard dans l’exécution du Programme de Développement Local des 145 Territoires (PDL-145T), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) annonce le démarrage des travaux de 13 infrastructures dans la province de la Tshopo. Une décision qui intervient alors que l’audit du programme se poursuit et que plusieurs élus provinciaux réclament davantage de transparence.
Le PNUD confirme le lancement des travaux du PDL-145T dans la Tshopo
Dans une correspondance officielle datée du 17 juillet 2026, le Représentant résident du PNUD en République démocratique du Congo, Damien Mama, informe le gouverneur de la Tshopo, Paulin Lendongolia Lebabonga, que les travaux débuteront le 1er août 2026.
Le marché a été attribué à l’entreprise ETISAC après une nouvelle procédure d’évaluation ayant conduit à la résiliation des contrats des entreprises jugées non performantes.
Ce premier lot concerne 13 infrastructures, réparties entre les territoires d’Opala et d’Ubundu, dont huit écoles primaires et cinq centres de santé. Les travaux devront être réalisés dans un délai de dix mois.
Le PNUD précise également que la contractualisation d’un second lot de neuf infrastructures est en cours dans les territoires de Banalia et de Bafwasende. Ces nouveaux ouvrages comprendront des écoles et des centres de santé destinés à améliorer l’accès aux services sociaux de base.
Jupson DJEZE Zonga : « Notre vigilance commence à produire des résultats »
Quelques heures après cette annonce, le député provincial Jupson DJEZE Zonga, l’un des élus ayant réclamé un audit de l’exécution du PDL-145T dans la Tshopo, a estimé que cette relance constitue un premier résultat des démarches engagées.
Notre alerte et notre exigence d’un audit sur le PDL-145T dans la Tshopo portent aujourd’hui leurs premiers fruits. Le PNUD réagit et s’engage dans la relance des projets, alors même que l’audit se poursuit. »
L’élu rappelle que son combat n’avait pas pour objectif de bloquer le programme, mais de garantir que les investissements publics profitent réellement aux populations.
Depuis le début, notre démarche visait à assurer la bonne exécution du programme et à faire en sorte que chaque franc investi se traduise par des réalisations concrètes sur le terrain. »
Selon lui, le véritable succès sera mesuré à l’aune des infrastructures effectivement livrées.
Si cette reprise permet enfin de concrétiser le programme voulu par le Chef de l’État au bénéfice des Tshopoises et des Tshopois, nous aurons pleinement rempli notre mission de contrôle et de défense des intérêts de la population. »
Dans plusieurs territoires de la Tshopo, les habitants attendent depuis longtemps la construction d’écoles et de centres de santé annoncés dans le cadre du PDL-145T. Le lancement effectif des travaux sera donc suivi de près par les communautés locales, les autorités provinciales et les élus.
Au-delà des annonces, c’est la qualité des ouvrages, le respect des délais et la transparence dans l’exécution des marchés qui permettront de restaurer la confiance autour de ce programme de développement local.

