Le récent drame du naufrage survenu sur la rivière Aruwimi à Banalia, suscite une vague d’indignation au sein de la société civile de la Tshopo. Face à ce qu’il qualifie de négligence criminelle, l’Ingénieur Blaise Maindo, Chef d´Antenne de droits de l’homme de Banalia, brise le silence et pointe du doigt les services de régulation fluviale. Dans un plaidoyer vibrant, il appelle les autorités provinciales et le gouvernement central à sortir de l’inertie.
Pour rappel, cela fait exactement cinq jours qu’un naufrage meurtrier a coûté la vie à plusieurs compatriotes et les langues se délient pour dénoncer les failles d’un système de transport fluvial à la dérive à Banalia. Pour cet activiste des droits de l’homme, ce énième accident n’a rien d’une fatalité, mais relève plutôt d’une faillite administrative.
Visiblement marqué par la détresse des familles endeuillées, Blaise Maindo exprime son indignation face à la récurrence de ces tragédies en ces termes : « Nous ne pouvons plus accepter que la négligence des services chargés de réglementer la circulation fluviale reste impunie. Les mêmes causes produisent les mêmes effets », martèle-t-il.
Refusant de voir ce drame classé sans suite, le chef d’antenne des droits de l’homme de Banalia formule trois exigences majeures auprès des gouvernements provincial et central pour briser la chaîne de l’impunité notament :
- L’établissement clair des responsabilités techniques et administratives de ce naufrage à travers une enquête.
- La suspension immédiate et des poursuites judiciaires contre les responsables des services de régulation fluviale de Banalia, dont le laisser-aller a, selon lui, facilité le drame.
- L’instauration de contrôles systématiques avant chaque départ, l’obligation de doter les passagers en gilets de sauvetage et le lancement d’une vaste campagne de sensibilisation des usagers de la rivière.
Pour Blaise Maindo, la gestion de la navigation sur la rivière Aruwimi ne peut plus se faire au détriment des vies humaines. En rappelant aux autorités leur devoir sacré de protection des citoyens, il conclut sur une note d’avertissement :
« La vie humaine n’a pas de prix. Sanctionner les responsables aujourd’hui, c’est prévenir le naufrage de demain. »
Cet activiste des droits de l’homme reste convaincu que le gouvernement provincial de la Tshopo saisira ce énième signal d’alarme pour assainir un secteur fluvial devenu, au fil des ans, un véritable cimetière à ciel ouvert

