À Kisangani, la pression économique sur les ménages atteint un niveau rarement observé ces dernières années. Le constat est sans appel : le pouvoir d’achat s’effrite, tandis que les prix des produits de première nécessité continuent de grimper.

Selon Guy Rami Lonia, la réalité actuelle est devenue particulièrement difficile pour les familles. Il affirme qu’avec 1 000 dollars, de nombreux ménages ne parviennent plus à couvrir les besoins essentiels d’un mois, contrairement à une période récente où un budget bien inférieur permettait encore une certaine stabilité.

Dans les marchés de la ville, les variations de prix sont visibles au quotidien. Le riz, aliment de base pour de nombreuses familles, a connu une hausse significative. Un gobelet autrefois vendu à environ 250 FC se négocie désormais entre 2 100 et 2 200 FC, selon les points de vente.

Cette inflation s’explique notamment par des difficultés structurelles persistantes. Les routes de desserte agricole, fortement dégradées, compliquent l’acheminement des produits des zones de production vers les centres urbains. Les agriculteurs, malgré leurs efforts, peinent à écouler leurs récoltes.

Cette situation entraîne une raréfaction de certains produits sur les marchés, accentuant la hausse des prix et fragilisant davantage les ménages. Pour Guy Rami Lonia, cette dynamique met en évidence une crise silencieuse mais profonde, où la combinaison entre inflation et insuffisance des infrastructures routières contribue à l’étouffement progressif du pouvoir d’achat à Kisangani.

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