Médias : Une feuille de route pour porter à fond les problèmes des régions forestières dans la Tshopo

C’est à l’issu d’un méga atelier de renforcement des capacités des médias, élargi aux chercheurs scientifiques de la Tshopo, tenu mardi 07 juin, pour susciter l’intérêt sur les problèmes aux quels sont confrontés les peuples autochtones et communautés locales (PACL) qu’une feuille de route vient d’être mis en place sous le lead de l’ONG environnementale Tropenbos RDC.

Ce plan d’action qui se veut innovant dans la recherche des solutions aux différentes questions qui écument les autochtones donne des orientations précises sur l’intérêt à pousser les décideurs et le grand public de la Tshopo et d’ailleurs d’en faire siens les problèmes rencontrés chez les PACL.

En gros, les médias de la Tshopo se sont résolus d’élargir les grilles de programme aux questions des forêts et sa gestion, de la production des émissions et d’articles pouvant sensibiliser les peuples autochtones sur la protection de la forêt et tirer profit de cette même forêt de manière rationnelle, et bien plus d’autres pistes. Les chercheurs ont aussi été amenés à s’intéresser aux études des problèmes des PACL et d’en publier les principaux résultats. À l’occasion, la création d’un groupe WhatsApp a été proposée pour des échanges permanents et interactifs entre les chercheurs et journalistes verts autour des questions des autochtones et communautés locales.

D’après Tropenbos RDC, une ONG environnementale basée à Kisangani, les peuples autochtones et les communautés locales dépendent presque entièrement des forêts pour leur subsistance et leur habitat. Or, a confié Sagesse Nziavake, coordonnatrice scientifique de Tropenbos RDC, ces fortes sont aujourd’hui très menacées par les activités anthropiques, aggravant la pauvreté des peuples autochtones trop dépendantes des forêts. « On observe une déforestation et dégradation forestière accrue et continue, entraînant une plus grande vulnérabilité de ces PACL. Ces derniers font face à des nombreux problèmes : grande vulnérabilité face aux changements climatiques, pauvreté, accaparement ou spoliation des terres et forêts, etc », a-t-elle indiqué.

Pour le Professeur Jacques Mukonkole, journaliste et formateur, les journalistes et les chercheurs jouent un rôle important dans la sensibilisation du grand public sur toutes les questions qui intéressent la vie de gens dans les communautés. Il a aussi appelé les journalistes et les chercheurs de sortir de l’ordinaire et fuir le journalisme « gonzo » (intérêt matériel) pour s’intéresser au vécu quotidien du lambda et plus précisément les problèmes des PACL et leurs causes.

Dans la foulée, plusieurs thématiques ont été abordées par le Professeur Jacques Mukonkole afin de sensibiliser les journalistes et les chercheurs sur l’intérêt de relayer la voix des PACL, et de doter ceux-ci des techniques et méthodes pour attirer l’attention et la visibilité des problèmes des PACL qui sont mal ou peu connus du grand public.

Redaction

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