La République démocratique du Congo a honoré, ce lundi, la mémoire de ses martyrs de l’indépendance. À Kisangani, le Gouverneur de province, Paulin Lendongolia Lebabonga, a présidé une cérémonie empreinte de solennité à la Place des Martyrs, transformant ce devoir de mémoire en un vibrant plaidoyer pour la souveraineté nationale.
C’est par un dépôt de gerbe de fleurs que le chef de l’exécutif provincial a lancé les commémorations, entouré des hautes autorités civiles, militaires et sécuritaires de la Tshopo. Bien que célébrée en différé, cette journée reste le symbole indéboulonnable du soulèvement populaire du 4 janvier 1959, étincelle qui embrasa la lutte pour l’autodétermination de la RDC.
« Nous sommes réunis en ce lieu hautement symbolique pour honorer le sacrifice suprême de nos compatriotes. En 1959, ils ont opposé leur vie à l’oppression pour que nous soyons libres aujourd’hui », a déclaré Paulin Lendongolia devant la presse locale.
« Non à une nouvelle colonisation »
Au-delà de l’hommage historique, le Gouverneur a ancré son discours dans les défis sécuritaires actuels du pays. Évoquant les tensions régionales, il a fermement rejeté toute menace sur l’intégrité du territoire congolais.
- Le refus de la domination : « Nous ne pouvons accepter qu’après avoir subi les affres de la colonisation belge, nos voisins, notamment le Rwanda, tentent de nous recoloniser », a-t-il martelé avec fermeté.
- L’appel à la propriété nationale : Il a invité chaque habitant de la Tshopo à se réapproprier l’héritage des martyrs pour protéger le sol national.
Le point d’orgue de l’allocution a été l’appel à la vigilance interne. Paulin Lendongolia n’a pas mâché ses mots concernant la présence de réseaux de trahison au sein de la population.
« Le danger est parfois parmi nous. Il existe des traîtres, difficiles à démasquer au premier regard, qui agissent contre la République. C’est le moment d’une prise de conscience collective : l’intérêt supérieur de la nation doit primer sur toute autre considération. »
La cérémonie s’est clôturée dans un climat de recueillement, laissant derrière elle un message clair : l’indépendance n’est pas seulement un acquis historique, mais un combat quotidien pour la dignité et l’unité de la RDC.

