Maniema : Difficile situation après un match de Football sous tension à Lubutu, des arrestations en cascade (Récit)

La situation demeure peu tendue à Lubutu, l’une des grandes entités territoriales décentralisées qui composent la province du Maniema. À la base, un match tenu sous tensions le 28 juin dernier, et qui s’était soldé par des fortes échauffourées continue d’imposer une allure inquiétante.

Après cette journée tendue, dans la commune rurale de Lubutu, apprend Kis24.info, actuellement il s’observe des éventuelles chasses à l’homme. La politique s’en est même mêlée.

Récit des faits

C’était le 28 juin 2022, un match de Football a opposé deux équipes de la même Commune rurale de Lubutu à l’occurrence FC IREX et FC ZANZIBAR. Le match s’est joué très bien à la première mi-temps soldée par zéro but partout.

À la deuxième mi-temps FC ZANZIBAR a ouvert le score à la 50eme minutes de jeu. Vers la 70éme minute, les joueurs et les supporteurs des deux équipes ont vu l’arbitre se retirer du terrain de football et a interrompu le match sans cause ni motif valable.

De ce fait, les fans de fc IREX n’ont pas digéré la situation et ont commencé à détruire tous ceux qui étaient là : la clôture en bambou et le tribune en bois tout par terre.

Le président du cercle sportif de Lubutu, à son tour, lui et son adjoint sont allés directement saisir la justice. Celle-ci n’a pas réagi un peu plus rapidement en attendant l’enquête sur le dossier.

À l’en croire, un groupuscule des jeunes membres de la communauté Komo appelé communément N’TUA NGUBA MODERNE dont le président du cercle sportif de Lubutu Monsieur JEAN YUMA LOPONGA et les commanditaires de ce mouvement, se livrent à des actes ignobles. il y a aussi certains hommes politiques voir même un élu qui se permet d’appuyer ces présumés milices pour dire quoi une équipe de « bakuya kuya » peuvent envahir les autochtones.

À l’heure actuelle la situation est grave. 16 personnes sont en prison et ce mouvement des jeunes commencent à se rendre justice.

« Nous demandons l’intervention des autorités locales, provinciales et nationale afin que des solutions soient trouvées et barrer la route à toute personne qui veut mettre la barrière à la vision du chef le l’État, qui lutte contre le tribalisme », ont-ils lancés.

Serge Sindani

Journaliste Multimédia & Reporter

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