Lundi-Bougie 2, la synergie « KISANGANI VEUT DU COURANT » prise à partie par la Police

Des nouvelles manifestations de ras-le-bol face au manque criant de l’électricité à Kisangani ont émaillé Lundi 27 Septembre la ville de Kisangani, plus précisément au Rond-point SGA. Vers 18h30, au couché du soleil, des dizaines de jeunes ont pris d’assaut ce centre public scandant des chansons de mécontentement face au noir profond observé dans la ville martyre depuis plus d’un mois.

Calicots à main, banderoles à tête, bougies allumées, ces jeunes regroupés en une synergie dite KISANGANI VEUT DU COURANT ont fait passer des messages clairs au gouvernement qui tarde dans la prise des décisions idoines à la crise électrique qui a entraîné des conséquences fâcheuses dans le chef de Boyomaises et Boyomais.

« Nous sommes là, nous exigeons seulement au-delà du rétablissement du courant, la réhabilitation imminente de la centrale hydroélectrique de la Tshopo. Le gouvernement doit tirer des conséquences. Nous ne lâcherons pas jusqu’à ce que le courant revient dans toute la ville », a lâché un manifestant au micro de Kis24.info

Vers 19h, la police est intervenue sur le lieu. Des négociations à négociations, ces jeunes n’ont pas lâché. Calicots récupérés par forceps, les éléments de la police prêts à repousser les manifestants n’ont pas tardé d’engager des intimidations. Un journaliste se même fait poursuivre pour avoir pris des photos et un manifestant rogné. Selon un tweet d’un autre manifestant consulté par Kis24.info, il s’est aussi observé une répression brutale de la manifestation.

Signalons que tard dans la même soirée, le commandant ville a aussi fait une descente sur le lieu. À toute intelligence et professionalisme, le Colonel Kingombe est intervenu en calmant ses troupes. Il a appelé les jeunes manifestants à rebrousser chemin et à faire des déclarations à la presse car la cause est noble et touche plus d’un Boyomais. Selon lui, les manifestations sont interdites en raison des multiples décisions des autorités notamment la Covid-19.

Depuis plus de deux mois, la ville de Kisangani est plongée dans le noir. La centrale hydroélectrique étant en panne, seule la machine 2 alimente la ville en 2 mégawatts sur un besoin de 44 mégawatts. Cependant, les pièces endommagées sont à Likasi pour réajustement. La SNEL et le gouvernement tant provincial que National multiplient les appels à la patience jusqu’à fin Octobre.

Serge SINDANI

Steves

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