Dans la province du Maniema, la cohabitation entre un groupe Wazalendo dirigé par le « Major » autoproclamé Mbinga et les écogardes du Parc National de la Maiko devient difficile. Ces derniers se voient empêchés d’accomplir leur mission de protection de la faune et de la flore.

Selon l’administrateur du territoire adjoint de Lubutu, Émile Omari Riguene, contacté ce samedi 30 août 2025, les Wazalendo ont confisqué les armes des écogardes. « Ils ont pris quelques armes des gardes parc de Maiko, demain ou lundi j’aurai d’autres précisions », a-t-il déclaré.

De son côté, la société civile Forces Vives de Lubutu affirme que sept armes ont été saisies de force. D’après Mumbere Mutoro, qui a rencontré les victimes, l’incident s’est produit à Ondo, à 34 kilomètres du centre de Lubutu, sur l’axe menant vers Maiko.

Dans une correspondance adressée au gouverneur du Maniema, la société civile dénonce les agissements du Major autoproclamé Mbinga qui, selon elle, interdit aux écogardes de patrouiller dans le parc. D’ailleurs, selon Mumbere Mutoro, le Major autoproclamé n’hésite pas à les arrêter ou à s’emparer de leur équipement.

L’administration du Parc National de la Maiko confirme l’incident. Cependant des démarches sont en cours pour tenter une résolution pacifique. Toutefois, nos sources précisent que « ce n’est pas le premier incident » impliquant ce groupe d’autodéfense.

La société civile accuse les Wazalendo d’être à l’origine de multiples exactions dans la zone : confiscation illégale de biens, tortures corporelles et autres formes de maltraitance infligées aux populations locales. Par ailleurs, la société civile appelle le gouvernement à cantonner les Wazalendo et à assurer leur prise en charge.

Journaliste, poète, slameur, professeur et chrétien

Leave A Reply