Le Fonds National de Réparation des Victimes des violences sexuelles liées aux conflits et des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV) a lancé une formation de trois jours à Kisangani pour renforcer l’accompagnement juridique et judiciaire des victimes dans la province de la Tshopo.

Cette série d’ateliers, qui a débuté ce mardi 26 août à l’hôtel Ninive, rassemble 60 professionnels issus de divers « écosystèmes », comprenant des avocats, des défenseurs judiciaires, des leaders d’opinion et des représentants d’ONG.

La formation s’inscrit dans un contexte d’instabilité sécuritaire persistante, exacerbée par les récents affrontements entre les communautés Mbole et Lengola. L’objectif principal est notamment de former ces professionnels à la nouvelle matière de réparation des victimes, un domaine complexe qui nécessite une approche spécialisée. En améliorant la qualité du soutien juridique et judiciaire, le FONAREV cherche à créer un environnement de protection, de réhabilitation et d’autonomisation pour les victimes.

Gustave Masiala, Directeur chargé de l’accès à la justice au sein du FONAREV, a souligné l’importance de ce travail qui est, selon lui, immense sur le terrain, et que le FONAREV ne peut pas le faire seul.

« Nous travaillons avec l’écosystème, notamment les cliniques juridiques qui prennent en charge les victimes. Il est crucial de les sensibiliser aux mécanismes mis en place par le FONAREV pour que les victimes adhèrent pleinement à notre démarche », a-t-il dit.

Le Gouverneur de la Tshopo, Paulin Lendongolia, a salué l’organisation de cette formation lors de l’ouverture officielle. Il a rappelé l’urgence de renforcer les capacités des acteurs judiciaires et sociaux pour que la justice et la réparation soient réellement accessibles aux personnes ayant souffert.

Reconnaissant que la Tshopo est l’une des provinces les plus touchées, Lendongolia a réitéré l’engagement de son gouvernement à collaborer avec toutes les structures impliquées dans la lutte contre les violences sexuelles et les crimes contre l’humanité. Le Gouverneur a tenu à remercier le FONAREV pour son approche inclusive qui réunit différents acteurs juridiques, crée un espace de dialogue et une coordination efficace, assurant que cette collaboration portera des fruits durables.

Sur les 60 participants, 32 sont des résidents de Kisangani, tandis que 28 proviennent des sept territoires de la province. Cette répartition géographique assure une diffusion plus large des connaissances acquises et renforce les capacités locales sur l’ensemble du territoire de la Tshopo.

Journaliste à KIS24.Info | Chercheur | Catholique

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