Ce vendredi, 3 octobre 2025, l’organisation Conscience Congolaise pour la Paix (KOPAX) est montée au créneau pour dénoncer la gestion du gouverneur de la Tshopo, Paulin Lendogolia Lebabonga. Dans un communiqué rendu public à Kisangani, le mouvement citoyen fustige ce qu’il qualifie de gestion malicieuse et tyrannique, accusant à la fois l’exécutif provincial et les élus de l’Assemblée provinciale de complicité passive face à la crise multiforme qui secoue la province.

Pour KOPAX, les 16 mois de gestion du gouverneur Lendogolia se résument à un échec manifeste.

« Le gouverneur nous a prouvé ses limites par la disette d’un leadership innovateur et des capacités managériales capables de booster la province », déplore le communiqué.

L’organisation accuse l’exécutif provincial, composé de dix ministres dont sept issus de l’Assemblée provinciale, d’avoir plongé la Tshopo dans une phase d’ingouvernabilité inédite. Les députés provinciaux, loin de jouer leur rôle de contrôle, sont accusés de complaisance et d’égoïsme.

« L’Assemblée provinciale est l’actuel berceau de la médiocrité qui se vit dans la Tshopo », insiste KOPAX.

Parmi les griefs formulés, l’organisation pointe un probable détournement de fonds publics à hauteur de 1.217.478,91 dollars américains, décaissés en urgence le 7 novembre 2024 pour la réhabilitation de la RN4 et la sécurité, sans résultats probants.

Le mouvement dénonce également l’opacité autour des taxes des voyageurs et touristes, variant entre 1 500 et 6 000 francs congolais selon les trajets, dont la destination des recettes reste floue.

KOPAX souligne l’inefficacité du gouvernement provincial à endiguer la criminalité urbaine à Kisangani, où les cas d’assassinats et de violences se multiplient.

Plus grave encore, l’organisation fustige les atteintes aux libertés publiques. Elle cite notamment l’arrestation de Jedidia Mabela, militant de la LUCHA, comme une preuve de la dérive autoritaire du gouverneur.

« C’est une parfaite illustration que le gouverneur marche à contre-courant de la vision du Président Félix Tshisekedi, qui prône un État de droit », dénonce ce communiqué.

KOPAX met en garde à défaut d’une réaction ferme de l’Assemblée provinciale, la population n’aura d’autre choix que de se tourner vers des actions citoyennes de grande envergure pour libérer la province des mains inexpertes.

« Que vive la République démocratique du Congo, que vive la province de la Tshopo », conclut le communiqué signé à Kisangani par Jordan Saidi Atibu, au nom de l’organisation.

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