Dans une lettre adressée ce mercredi 24 septembre 2025 au Vice-Premier Ministre en charge du Transport, de la Communication et du Désenclavement Jean-Pierre Bemba, l’ONG Action pour la Justice, les Développements et les Droits Humains (AJDDH) lance un appel pressant : « Il faut mettre fin au cycle infernal des naufrages fluviaux dans la province de l’Équateur »
Depuis le début de l’année, plus de 700 personnes ont perdu la vie dans des accidents fluviaux. Le dernier drame, survenu à Basankusu dans la nuit du 10 au 11 septembre, a bouleversé le pays: une embarcation surchargée a chaviré, emportant 86 passagers, dont une majorité d’élèves. Ce naufrage tragique n’est pas un cas isolé, mais le symptôme d’un système défaillant.
Dans sa correspondance, l’AJDDH pointe du doigt les causes récurrentes de ces catastrophes : « Navigation nocturne malgré son interdiction, embarcations surchargées et vétustes, absence de contrôle rigoureux des services de navigation, et conditions météorologiques imprévisibles » Ces facteurs, bien identifiés, continuent pourtant d’être ignorés.
Un appel à l’action politique
L’ONG exhorte les autorités à agir sans délai. Elle demande le renforcement immédiat des lois existantes et la mise en place d’une politique fluviale ambitieuse, capable de garantir la sécurité des passagers à moyen et long terme. Le document a également été transmis à plusieurs hauts responsables, dont la Première Ministre et le Président du Bureau de l’Assemblée Nationale.
L’AJDDH ne se contente pas de dénoncer : elle propose des pistes concrètes et appelle à une mobilisation collective. Car chaque naufrage est une tragédie évitable.

