Sur son compte X (Twitter) ce vendredi 13 juin 2025, Guy Rami Lonia, entrepreneur et homme d’affaires Tshopolais, a dans un langage médical, décrit l’état actuel de la Province de la Tshopo et interpellé le Médecin Mateus Kanga Londimo, devenu Président de l’Assemblée provinciale.

De prime abord, Guy Rami Lonia se rappelle de l’homme qu’était Mateus Kanga avant de prendre la tête de l’organe délibérant de la Tshopo.

« Il fut un temps où le docteur savait entendre les cris de la rue, où chaque battement de cœur de tshopolais résonnait dans sa conscience. Aujourd’hui il est monté en grade, devenu Président de l’Assemblée provinciale mais la Tshopo elle est entrée en salle d’opération. Et le pouls s’affaiblit ».

Pour Guy Rami Lonia, l’état de la Province de la Tshopo est grave et la Tshopo risque d’aller à la morgue si rien n’est fait.

« Le diagnostic est grave insécurité chronique, incompétence aiguë, silence mortel. Si rien n’est fait la province risque d’être transférée… non pas en réanimation, mais à la morgue ».

Le tshopolais Guy Rami Lonia s’interroge si le médecin Mateus Kanga restera spectateur pendant que la patiente qui n’est autre que la Province de la Tshopo est entrain de s’effondre.

Docteur, toi qui as prêté le serment d’Hippocrate, vas-tu rester spectateur pendant que le patient s’effondre ? »

Lonia veut voir le médecin se lever, pas avec les discours d’hier mais avec le courge d’aujourd’hui au risque d’être le médecin qui a vu la Tshopo glisser dans la morgue en silence.

« Les tshopolais attendent que le médecin se lève, non plus avec les mots d’hier, mais avec le courage d’aujourd’hui.
Car un vrai médecin n’oublie jamais qu’avant la politique, il y a la vie.
Docteur, le peuple n’a pas besoin d’un discours. Il attend le geste. Le serment d’Hippocrate, tu l’as prêté. Sois médecin avant d’être président… sinon l’histoire retiendra que tu as regardé la province glisser vers la morgue en silence ».

Pour finir, Guy Rami Lonia rappelle à Mateus Kanga son courage d’hier.

« La Tshopo ne saigne pas pour ton silence, Elle attend ta main ferme, celle d’hier, celle du combat. Car entre anesthésie politique et morgue populaire, il ne reste que ton choix… pour éviter l’autopsie de l’Histoire ».

Journaliste à KIS24.Info | Chercheur | Catholique

Un commentaire

  1. 🩺 « La Tshopo en salle d’opération » : une interpellation juste, mais jusqu’où ?

    Je viens de lire l’article qui compare notre province à une patiente en salle d’opération. Une métaphore forte, oui, mais surtout une réflexion qui mérite toute notre attention. Elle tente de réveiller ce qu’il reste de conscience politique et d’engagement civique dans un contexte où tout semble basculer.

    Je rejoins partiellement les constats de Ramy. Il a raison de tirer la sonnette d’alarme face à cette urgence qui menace sérieusement notre chère Tshopo. Une province qui, jour après jour, glisse vers l’oubli, la désorganisation… la “morgue”, osons le mot.

    Mais alors je pose cette question :
    👉 Si celui qui fut hier un jeune révolutionnaire, un acteur politique passionné, un médecin ayant prêté le serment d’Hippocrate, le lion engagé pour la réussite de notre province, devient aujourd’hui un simple spectateur, distrait, passif…
    Que devons-nous attendre de ceux qui n’ont jamais prêté serment ?

    Si le Dr Mateus Kanga, aujourd’hui président de l’Assemblée provinciale, choisit la posture du silence plutôt que celle de l’action,
    que feront alors les hommes d’affaires, les capitalistes, dont la seule boussole est souvent le profit ?

    🗣 La Tshopo ne se guérira pas dans le bruit médiatique, ni dans les applaudissements de façade. Elle a besoin d’acteurs vrais, debout, lucides… et surtout cohérents avec leur passé.

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