Marianne Batamane, Bourgmestre de la Commune Tshopo, a lancé ce lundi 16 juin 2025, l’opération sifflet sur toute l’étendue de son entité. Cette opération est une stratégie qui consiste à alerter à l’aide d’un sifflet lorsqu’une maison est attaquée par les malfrats la nuit. C’est au cours de la parade Hebdomadaire que Batamane a lancé l’opération « sifflet » en présence de tous les chefs de quartiers, blocs et avenues de la Commune Tshopo.

Marianne Batamane a d’abord commencé par la sensibilisation de ses représentants au niveau des quartiers, blocs et avenues, avant de les remettre symboliquement quelques sifflets.

« C’est pour lutter contre l’insécurité que vous devez alerter en sifflant. Quand on siffle dans une maison, les maisons avoisinantes sauront déjà qu’il y a attaque des malfrats quelques parts. Les coups des sifflets à 1h ou à 3h du matin, feront fuir les malfrats », a dit Marianne Batamane à la parade.

Un sifflet comme arme de défense

Après la parade, Marianne Batamane a remis des sifflets à quelques maisons voisines du bureau communal avant de faire une décente au marché de la 11 ème Tshopo. Devant la foule rassemblée pour l’écouter, le N°1 de la Commune Tshopo accompagné de son adjoint Marcel Batula Yafunga, a sensibilisé sur la recrudescence de la criminalité urbaine et remis les sifflets aux vendeurs.

« Vous êtes des civils et nous n’avons pas d’armes à vous donner contre l’insécurité. L’unique arme que nous pouvons vous donner c’est le sifflet. C’est la stratégie à utiliser lorsque vous êtes menacé. Il faut siffler pour alerter ou utiliser des casseroles ».

Comme avec les chefs de quartiers, Marianne Batamane a dit « Non » à la justice populaire.

« Nous ne voulons pas la justice populaire dans notre Commune de la Tshopo. La vie humaine est sacrée. Si vous attrapez un malfrat, c’est mieux de l’amener aux services de sécurité au lieu et place de se faire justice ».

Par ailleurs, au cours de la parade de ce lundi, Marianne Batamane a aussi remis des cartes de service aux chefs de quartiers, blocs et avenues. Pour l’autorité communale, ce document administratif permet d’identifier les bénéficiaires partout où ils iront.

« Les cartes de service permettent de vous identifier. Chaque chef de quartier, chef de bloc et chef d’avenue doit être muni d’une carte de service. Vous devez désormais être identifié entant que tel partout où vous irez ».

Marianne Batamane est la bourgmestre qui avait éteint le feu du phénomène « Evapo » dans la Commune Tshopo en 2023. Grâce à son implication, une audience foraine a été organisée à l’esplanade de la Commune Tshopo la même année et plusieurs auteurs du phénomène Evapo ont été arrêtés. Batamane reste convaincue que si toutes les maisons de 12 quartiers qui forment la Commune Tshopo arrivent à se trouver des sifflets, les alertes avec les coups de sifflet feront fuir les malfrats.

Journaliste à KIS24.Info | Chercheur | Catholique

Leave A Reply