Le mouvement Rien Sans les Femmes (RSLF) , a, ce mercredi 1er octobre, organisé un atelier de consultation à Kisangani. L’objectif de la session, tenue dans la salle Gradi jeunes, était de jeter les bases d’une feuille de route concrète pour l’implantation d’un Bureau-Conseil des femmes visant à renforcer leur accompagnement et celui des jeunes dans la sphère politique.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet Tufaulu Pamoja phase 2, financé par l’Ambassade de Suède via CAFOD, et s’adresse à un enjeu majeur en République Démocratique du Congo : la faible représentation des femmes et des jeunes dans les espaces de décision.

Présentant le projet, Claudine Bela a souligné qu’il vise à « contribuer à la participation proactive des femmes et des jeunes aux espaces de prise des décisions et aux processus de paix en RDC ». Un constat partagé par le facilitateur de la session, Jean Paul Nyindu, du mouvement RSLF.

« Nous avons observé que les femmes et les jeunes sont très présents dans le numérique, mais malheureusement peu représentés dans les sphères décisionnelles », a-t-il déclaré à KIS24. C’est pourquoi, a-t-il dit, le mouvement a nourri l’idée de mettre en place ce Bureau-Conseil à Kisangani.

Un centre d’encadrement pour futurs leaders

Ce futur bureau est conçu comme un véritable tremplin pour les aspirants politiques. Il permettra aux jeunes et aux femmes de « consulter des référentiels, de bénéficier d’encadrement, de coaching, et de se préparer sérieusement à affronter les prochaines échéances électorales », a précisé M. Nyindu.

À l’en croire, l’ambition est de former des leaders responsables capables de se présenter devant les électeurs avec crédibilité, de « prendre leur place au soleil, et de marquer la différence ».

Le Bureau-Conseil sera animé par un collège de mentors qui proposera un accompagnement personnalisé et des formations collectives sur des thématiques essentielles au leadership politique, notamment :

  • Éthique
  • Communication politique
  • Plaidoyer
  • Cadres juridiques nationaux, sous-régionaux et internationaux

Dans la foulée, des partages d’expérience, des visites d’institutions républicaines et de partis politiques sont également prévus pour enrichir l’apprentissage.

L’accès au bureau n’est pas restrictif. « Tous les jeunes intéressés par la politique peuvent s’approcher du bureau-conseil, qu’ils soient membres de partis politiques ou non », a insisté Jean Paul Nyindu, rappelant que « la vie est une école, et chacun peut y améliorer ses compétences ».

La session du 1er octobre a permis de travailler sur les termes de référence de la structure, avec une attente forte des organisateurs pour « les contributions des participantes pour en faire un outil solide ».
Bien que le Bureau-Conseil soit dans une phase expérimentale à Kisangani, les porteurs du projet ont déjà une vision à long terme : « nous comptons élargir aux territoires et aux autres entités décentralisées », a annoncé M. Nyindu.

L’objectif est également de faire bénéficier les partis politiques locaux de ce renforcement, afin qu’ils puissent le restituer à la base. L’appel est désormais lancé à « tous les acteurs impliqués » pour s’investir et assurer la réussite de ce programme, qui pourrait bien redessiner le paysage politique de la Tshopo en favorisant l’émergence d’une nouvelle génération de décideurs.

Journaliste Multimédia & Reporter

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