Une délégation de jeunes de la province de la Tshopo, conduite par Mme Véronique Mokoto, s’est rendue lundi à l’Assemblée provinciale pour remettre un document contenant les recommandations issues d’une récente conférence-débat sur la marche de la province.
Organisée le vendredi 3 octobre sous le thème : « La jeunesse, cible des manipulations politiques : quelles conséquences pour la province de la Tshopo ? », cette conférence débat avait permis aux jeunes participants de discuter librement des principaux défis auxquels leur province est confrontée.
Selon Mme Mokoto, l’objectif était de donner la parole à la jeunesse pour qu’elle propose des solutions concrètes. Les jeunes ont notamment évoqué l’insécurité persistante à Kisangani, le manque d’électricité, les problèmes d’approvisionnement en eau, la pauvreté et le chômage, des facteurs qui, selon eux, facilitent la manipulation politique de la jeunesse.
Parmi les recommandations déposées figurent le rétablissement de la paix et de la sécurité, la remise en état des réseaux électriques, l’amélioration de l’accès à l’eau potable et l’encadrement des jeunes à travers des formations professionnelles et l’octroi de microcrédits pour favoriser leur autonomie.
« Lorsqu’un jeune est formé et dispose de moyens pour subvenir à ses besoins, il devient difficile à manipuler », a expliqué Mme Mokoto, en insistant sur l’importance de la mise en œuvre rapide de ces recommandations.
Le président de l’Assemblée provinciale, Dr Mateus Kanga Londimo, a reçu la délégation et salué cette initiative citoyenne. Il a assuré que le document serait étudié et exploité afin de répondre aux préoccupations de la jeunesse tshopolaise.
Mme Mokoto a, par cette occasion, invité les jeunes à rester unis et engagés pour la paix et le développement de la Tshopo, rappelant que la province avait longtemps été reconnue pour sa stabilité et son hospitalité.

