Un tournant majeur a eu lieu ce mardi 2 septembre 2025 dans la province de la Tshopo avec l’inauguration d’un nouveau centre d’excellence dédié à la santé des femmes et des jeunes filles. Situé dans la zone de santé de la Tshopo, ce centre de référence a pour mission de renforcer la santé maternelle et reproductive, tout en assurant une prise en charge complète des victimes de violences basées sur le genre (VBG).
La cérémonie de remise provisoire du bâtiment, érigé au sein de l’Hôpital Général de Référence de la Tshopo, s’est déroulée en présence d’un parterre d’officiels et de partenaires. La ministre provinciale de la Santé, Nono Masudi, a présidé l’événement, entourée de représentants de l’ambassade du Royaume des Pays-Bas et de l’organisation IPAS RDC.
Jean-Claude Mulunda, directeur pays d’IPAS RDC, a exprimé sa fierté de voir ce centre, le cinquième du genre implanté par IPAS RDC, devenir une réalité.
Un cadre moderne et digne pour des soins essentiels

Jusqu’à présent, le manque de structures adaptées rendait difficile la fourniture de services de santé confidentiels et de qualité. Des soins essentiels comme la planification familiale, les soins post-avortement ou l’accompagnement des victimes de violences sexuelles étaient limités par des infrastructures inadéquates.
Ce nouveau centre comble cette lacune en offrant aux patientes un environnement moderne et respectueux, conforme aux normes internationales et au Protocole de Maputo ratifié par la RDC. L’objectif est de réduire la mortalité maternelle évitable, prévenir les avortements clandestins et renforcer l’autonomie corporelle des femmes.
Combattre la violence et garantir la justice

Au-delà de l’aspect médical, le centre a pour vocation de devenir un pôle de référence dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Jean-Claude Mulunda, d’IPAS RDC, a souligné l’importance d’une approche holistique.
Le travail que nous faisons, c’est de prévenir toute violence faite à la femme et de travailler avec les autorités pour s’assurer que les auteurs de ces actes odieux soient punis par la loi et qu’il n’y ait pas d’arrangements à l’amiable, » a-t-il déclaré.
Il a également insisté sur l’importance de la prise en charge des victimes, qui est à la fois physique, psychologique et sociale. Avant de couper le ruban symbolique, la ministre provinciale Nono Masudi a appelé à la bonne utilisation de cette nouvelle infrastructure pour le bénéfice de toute la population de la Tshopo.
Elle a réaffirmé l’engagement du gouvernement provincial à faire progresser les droits des femmes. La cérémonie s’est conclue dans une ambiance festive, marquée par les pas de danse de nombreux habitants venus célébrer ce moment historique pour la santé des femmes à Kisangani.

