Suite à la pluie diluvienne qui s’est abattue sur Kisangani, toute la journée de ce mercredi 9 juillet, entraînant des inondations généralisées et des dégâts matériels importants, des vives réactions fusent. Entre alerte et interpellation. Dans la commune Makiso, miroir de la ville, le citoyen Jean-Divin Tawamba tire la sonnette d’alarme, comparant la situation de Kisangani à celle de Kinshasa, où les inondations sont devenues monnaie courante.
« Kisangani est malheureusement en train de suivre le triste exemple de Kinshasa, avec des inondations de plus en plus fréquentes et alarmantes, » a déclaré Jean-Divin Tawamba, sur son compte X.
Il pointe du doigt la croissance démographique rapide et l’urbanisation non contrôlée comme principales causes de cette catastrophe récurrente. « Plusieurs zones autrefois inhabitées, telles que Motumbe ou Aspiro, sont aujourd’hui bâties sans aucune planification ni infrastructure de canalisation, exposant ainsi la population à des dégâts considérables à chaque pluie.», a-t-il dit.
Où est le service de l’urbanisme et Habitat ?


Face à ce constat alarmant, Jean-Divin Tawamba a interpellé directement le service d’Urbanisme et Habitat de Kisangani. « Où est donc le service d’urbanisme et habitat à Kisangani ? Quel est son rôle ? », s’est-il interrogé, soulignant l’apparente inaction de cette entité pourtant garante de la planification urbaine.
Tawamba a enfin soulevé la question des mesures drastiques à prendre pour prévenir de futures catastrophes. « Faut-il envisager la démolition des constructions anarchiques pour prévenir de futures catastrophes ? », a-t-il lancé, suggérant que des décisions difficiles pourraient être nécessaires pour protéger la population et l’environnement urbain de Kisangani.
Jean-Divin Tawamba plaide ainsi à l’urgence d’une intervention coordonnée et efficace des autorités locales pour réguler l’urbanisation, mettre en place des infrastructures adéquates et respecter les normes de construction.
La ville de Kisangani fait face à de graves inondations. De la Makiso à Mangobo, en passant par Kabondo et Tshopo, le bilan est sombre. D’importants dégâts sont signalés. Une situation qui arrive souvent vers la fin d’année à Kisangani. Jusqu’à present, aucune réaction des autorités compétentes sur des mesures nécessaires.

