Kisangani: Scellage de l’économat du Peuple, des assujettis sous pressions: Guy Mondele éclaire la lanterne !

Jeudi 08 Juillet, tout soudain, la mesure tombe comme un coup de tonnerre. L’économat du Peuple, situé en plein marché central de Kisangani, est scellé. D’autres assujettis sont sous pressions. Et du coup, l’émoi a gagné dans le chef des Boyomais. Pourtant, confie-t-on, c’était après une étape importantissime de la sensibilisation au civisme fiscal et plusieurs notes de préavis, que les portes de l’un des plus grands fournisseurs en denrées de première nécessité, se sont vu sceller, en exécution de l’ordre de la justice.

Au cœur du dossier, le non paiement d’impôts et des taxes dûs à l’agence congolaise de l’environnement (ACE). Celles-ci sanctionnent une étude d’impact environnemental et social sur les produits en vente.

L’économat n’est pas seul récalcitrant. D’autres grandes portes ne sont pas en ordre, selon le responsable de cette agence qui a, cependant, été sous le feu des critiques, vu les conséquences économiques incalculables qui peuvent découler cette mesure.

« C’est tout Kisangani qui est victime et qui va souffrir de faim. Vous le savez l’économat contribue beaucoup. Tout le monde s’approvisionne là en denrées alimentaires quotidiennes. » a réagi un opérateur économique sous anonymat.

Guy Mondele éclaire l’opinion

Ainsi, face à ces incertitudes et aux divers défis d’ordre socioéconomique que peuvent encourir la ville de Kisangani, Kis24.info est allé à la rencontre du No 1 de l’agence congolaise de l’environnement pour décerner clairement les faits au tour du dossier. Guy Mondele n’a pas caché ses mots. En clair, il ne s’agit pas, au-delà même des conséquences, de faire mourrir de faim la population plutôt protéger celle-ci de certains dangers. D’où, a-t-il narré, il faut faire la part des choses devant une obligation légale.

« D’abord, à ces assujettis, nous contrôlons le certificat environnemental. C’est un document délivré au niveau de l’ACE et il sanctionne la réalisation d’une étude d’impact environnemental et social. Nous avons constaté que 80% de ces assujettis n’ont pas passé à réaliser l’étude qu’à bien même ils sont assujettis. Alors c’est comme ça que nous avons estimé qu’on ne pouvait pas exposer la population de cette manière là. Il fallait à tout prix les contraindre à le faire, parcequ’au delà de tout , c’est une obligation légale. C’est un moyen qui laisse à ce que l’opérateur économique puisse cerner les contours de la dangerosité que représente son activité et de pouvoir prendre les mesures d’atténuation. » a expliqué Guy Mondele, chef de l’ACE.

Il dresse cependant un bilan positif depuis le lancement de l’opération de scellage. « Dans d’autres entreprises, nous rencontrons une compréhension totale, donc à ces jours, les entreprises qui ont été scellé, la plupart s’est acquittée. » a-t-il poursuivi.

Et d’ajouter :

« Les conséquences sont là, mais si l’économat ne veut pas protéger la population, il y aura des conséquences incalculables. Nous avons certes scellé l’économat. C’est vrai qu’elle est une entreprise nécessaire qui approvisionne la ville de Kisangani en produits de première nécessité mais il a l’obligation de faire une étude à impact environnemental et social. Il doit revenir à la raison , il faut faire la part des choses. Nous visons la prévention des risques sociaux et environnementaux, nous visons la protection de la population. L’économat vise peut-être le gain mais il doit épargner la population des dangers sur les activités qu’il est en train de faire. Nous allons traduire en justice tout celui ne veut pas se conformer à la loi. » a-t-il fait remarqué.

Pour l’heure, l’économat reste toujours fermé. Le constat a été fait mardi par les reporters de KIS24.INFO qui ont révélé, cependant, que seules les deux chambres froides fonctionnent afin de servir la population et d’éviter l’expiration de quelques produits notamment des poissons freins et autres. Les opérateurs économiques sont donc appelés à s’acquitter des obligations de l’État afin de réaliser en harmonie leurs activités commerciales, martele-t-on.

Nicole ETETE / Serge SINDANI

Steves

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