Née le 6 janvier 1993 à Kinshasa, Sarah Pelieng Woot s’impose aujourd’hui comme une figure engagée dans la défense des droits des personnes sourdes à Kisangani, et en RDC. Détentrice de deux Bac+5 en orientation scolaire et professionnelle ainsi qu’en pédagogie appliquée à l’enseignement primaire et secondaire, Sarah est donc Professeure de formation.

Sarah, c’est bien plus qu’un rêve. Pleine d’énergie, elle nourrit ce rêve de « devenir un jour professeure des universités ». Dans son quotidien, Sarah n’oublie jamais ses semblables. C’est ainsi qu’elle combine savoir académique et engagement social. « L’éducation est le clé qui transforme le monde », dit-elle.

Fondatrice de La Voix des Femmes Sourdes, une ONG de plaidoyer et de défense des droits, Sarah travaille à briser les barrières qui isolent encore trop souvent les personnes sourdes. À chaque fois que l’occasion se présente, Sarah dénonce et combat la discrimination, l’exploitation, l’injustice, la pauvreté et l’exclusion des sourds.

Pour elle, « chaque sourd a droit à l’épanouissement personnel et à une pleine participation au développement de la société ». Ainsi, la promotion de la langue des signes est un pilier d’identité culturelle et outil d’émancipation. Le quotidien de Sarah c’est aussi la sensibilisation pour l’éducation inclusive, contre les VBG, pour la masculinité positive, pour la planification familiale, pour l’entrepreneuriat et le développement personnel. Elle sensibilise sur l’importance d’une éducation accessible à tous pour les enfants sourds.

Sarah n’oublie pas l’art dans ses luttes. Ses compères sont aussi doués en dessin, en peinture, en danse. Sa vision a toujours été qu’ils servent des arts pour partager des histoires et des expériences de la communauté sourde. Près des arts, Sarah est aussi amie des journalistes. Par les médias, Sarah donne de la visibilité aux sourds dans les médias, déconstruit les stéréotypes, et élève ses pairs.

Journaliste, poète, slameur, professeur et chrétien

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