Kisangani: rupture «totale» de la provision au camp Lukusa, la LUCHA monte au créneau et dénonce «l’insouciance» de l’État

Le mouvement, LUCHA, lutte pour le changement, section de Kisangani, alerte sur la misère et les conditions inhumaines par lesquelles vivent les recrues militaires du Camp Lukusa, situé à Lubunga, rive gauche du fleuve Congoà Kisangani.

Devant la presse, ce mardi 22 décembre, cette structure citoyenne s’est dit indignée par l’infirmité de ces soldats et les conséquences qui peuvent en découler sur la vie de la paisible population.

Après plusieurs constats dont la rupture de stock alimentaire à plusieurs reprises pendant le confinement, plusieurs mois sans prime (10 000 FC )… la LUCHA charge le gouvernement congolais et le qualifie d’irresponsable.

« ces constats dégagés, laissent transparaître l’irresponsabilité du gouvernement de la République dans la prise en charge des éléments militaires en formation au Camp lukusa…» a-t-elle écrit, dans une déclaration à la presse.

Les recrues en errance

Ces militaires en formation, sont visibles dans la ville depuis plusieurs mois. Au marché, ils implorent à manger et parfois les comprimés pour maintenir leur santé saine. Dans les quartiers, certains se livrent à des travaux domestiques ou champêtres pour joindre les deux bouts de la journée.

Après entretien avec ces futurs militaires, la Lucha révèle la rupture totale de la ration alimentaire depuis le 1er décembre. Selon elle, c’est la grande cause de la divagation de ses hommes en tenue militaire. Elle a également souligné que leur prise en charge sanitaire est aussi précaire et faible.

Selon un élève militaire, suite au manque des médicaments, certains ne préfèrent plus être soignés à leur centre de santé.

La LUCHA recommande au gouvernement national, responsable direct de cette formation,de « reprendre ses responsabilités en apportant des réponses urgentes et conjoncturelles aux questions de prise en charge sociale et sanitaire aux soldats du centre de formation Lukusa

En outre, elle appelle ces soldats à tenir leur engagement patriotique que de se livrer à des pratiques qui inquiètent la population.

«aux soldats de deuxième classe de lukusa de rester disciplinés, loyaux et imperturbables en évitant des actes qui remettent en cause le sentiment patriotique qui leurs avait poussés à servir le pays sous les couleurs du drapeau» a-t-elle suggéré.

En provenance de plusieurs coins du pays, ces élèves militaires sont à la fin de leur formation depuis le mois de septembre. Leur affectation tarde à venir.

Mukendi DavidGaston

Steves

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