Le robot roulage qui règlemente la circulation routière au rond-point espace 3000, placé sur le boulevard du 30 juin dans la Commune Makiso à Kisangani, est en panne depuis plusieurs jours. La circulation à ce carrefour stratégique devient de plus en plus ingérable.
Acheté et inauguré par l’administration Nikomba, ce dispositif technologique, installé pour réguler les flux routiers dans l’un des points les plus fréquentés de la ville de Kisangani est devenu silencieux. Et avec lui, c’est toute l’organisation du trafic qui se désagrège.
Malgré la présence des agents de la Police de la Circulation Routière (PCR) sur le lieu, la situation reste chaotique. Leur intervention peine à rétablir l’ordre, tant la pression de la circulation est forte et l’impatience des conducteurs palpable.
Motos, taxis, véhicules, camions et piétons s’engagent simultanément, souvent sans respect des consignes. Dans cette confusion, chacun cherche à gagner du temps, quitte à forcer le passage.
« Même les roulages sont débordés. Les gens ne veulent plus écouter. Chacun veut passer avant l’autre, et c’est ça le vrai danger », témoigne un motard, visiblement frustré par la tension permanente sur cet axe.
Le robot roulage, par son autorité mécanique et son impartialité dans la gestion du flux, imposait un rythme respecté par tous. Son absence expose la limite de l’encadrement humain face à une foule urbaine de plus en plus pressée, indisciplinée et dense.
Cette panne ne représente donc pas qu’un simple incident technique, elle révèle une dépendance critique à un dispositif qui s’était imposé comme seul garant d’un certain ordre dans la circulation. Le désordre observé depuis plusieurs jours reflète aussi un manque de civisme qui ne peut être corrigé uniquement par la présence des agents de circulation.
Face à cette réalité, la nécessité de la réparation rapide du robot roulage devient une priorité. Dans une ville comme Kisangani où la pression démographique s’intensifie et où les axes routiers sont saturés, chaque dysfonctionnement de ce type peut entraîner des conséquences graves : accidents, engorgement, violences verbales, voire physiques.
Il est donc urgent que les autorités compétentes interviennent, non seulement pour réparer le robot, mais aussi pour renforcer l’éducation routière et adapter les mécanismes de gestion de la circulation à une réalité urbaine de plus en plus exigeante.

