La salle de l’American Corner de l’ISP Kisangani a servi des cadres, lundi 12 mai 2025, aux jeunes venus des différentes organisations de la société civile de la Tshopo, afin d’évaluer la mise en œuvre du Plan d’Action National (PAN) de la Résolution 2250 du Conseil de Sécurité des nations Unies, sur Jeunesse, Paix et Sécurité en RDC en vue d’une meilleure orientation dans sa mise en œuvre.
Dans un atelier émouvant, avec des échanges interactifs, l’union de jeunes congolais pour le changement (UJCC), dans le cadre du projet Tufaulu Pamoja (Ndlr Réussissons Ensemble), avec l’accompagnement de CAFOD et l’appui financier de l’ambassade de Suède, a réuni plus d’une dizaine des jeunes, afin de relever les avancées et les faiblesses dans la mise en œuvre dudit Plan d’Action National de la Résolution 2250, première génération.

Dr Germain Mukulangando, chargé de programme et animateur principal de cette activité, a souligné qu’il était question d’étudier, dans l’ensemble, les défis liés à la mise en œuvre, de faire des recommandations et d’établir enfin une feuille de route. À l’en croire, la province de la Tshopo a connu un retard sérieux dans l’élaboration du plan d’action provinciale, autrement dit « à travers les recommandations faites cette fois-ci, nous allons projeter une feuille de route qui va nous permettre de nous préparer dans la collecte des données de deuxième génération du PAN Résolution2250 », a-t-il confié à KIS24.


Lors des travaux en carrefour, les participants ont émis des recommandations majeures. C’est à l’instar de Djey Amisi, activiste et Président de la nouvelle de la société civile dans la province de la Tshopo qui a appelé à des actions approfondies pour que les matières sur la participation des jeunes soient intégrées dans la constitution du 18 février 2006.
« Nous étions souvent ignorant de cette résolution 2250, mais aujourd’hui nous sommes outillés sur cet instrument majeur. Aujourd’hui, la jeunesse occupe pas moins de 70% , mais elle n’est pas représentée dans les institutions. Je crois que nos recommandations doivent être prises en compte et les matières des jeunes doivent être intégrées dans notre constitution », a-t-il indiqué.
Le projet Tufaulu Pamoja, dans sa phase 2, prévoit plusieurs activités mettant en avant la participation des jeunes conformément à l’agenda Jeunesse, Paix et Sécurité. L’objectif, selon Dr Germain Mukulangando, est de parvenir a formaliser toutes ces recommandations.
Un contexte crucial en RDC

D’après les informations relayées par le gouvernement congolais, on estime près de 8 milles personnes tuées et de nombreux blessés graves et des centaines des femmes et filles victimes de viol et autres violences sexuelles liées au conflit. Au regard de la complexité et l’allure que prend le conflit, celui-ci peut atteindre toute la région des Grands Lacs si on n’y prend pas garde.
Tenant compte de leur poids démographique, ainsi que des données de terrain, Il est clair que les jeunes sont à la fois victimes et acteurs ces derniers ont un rôle majeur à jouer dans a recherche d’une paix durable. Pour l’UJCC, le Plan d’Action national de la Résolution 2250 est un levier important pour la participation des jeunes dans la consolidation de la paix et un outil stratégique à la paix et la sécurité inclusive.
Dans ce contexte, il est indispensable de pouvoir d’évaluer à mi-parcours, la mise en œuvre du Plan d’action national de la Résolution 2250, afin de se servir des données collectées en vue d’une meilleure orientation de la mise en œuvre dudit PAN pour une participation effective des jeunes à la gestion, résolution pacifiques de différends ainsi que la consolidation de la paix.
C’est en 2015 que le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté sa résolution 2250, la première résolution à être entièrement consacrée à l’importance d’associer les jeunes femmes et les jeunes hommes à l’instauration d’une paix durable.

