La ville de Kisangani a frôlé le drame le week-end dernier. Entre le 31 janvier et le 1er février 2026, l’aéroport international de Bangboka a été la cible d’une tentative d’attaque par drones kamikazes. Le Député national Patrick Matata Makalamba, élu de la circonscription, est monté au créneau pour condamner cet acte et saluer la riposte des forces de défense.

Le calme habituel de la province de la Tshopo a été ébranlé par une menace d’un genre nouveau. Selon le communiqué officiel de l’honorable Patrick Matata Makalamba, plusieurs drones kamikazes équipés de munitions non conventionnelles ont visé l’aéroport de Bangboka, un pivot stratégique pour le Grand Nord-Est de la République démocratique du Congo. L’élu boyomais pointe directement la responsabilité de l’armée rwandaise, agissant sous couvert de la coalition AFC-M23. Pour le député, cet acte constitue une violation flagrante de la souveraineté nationale et une escalade dans le mode opératoire des agresseurs.

Pour la population locale, cette incursion réveille des souvenirs douloureux. Dans son message à portée nationale, Patrick Matata a rappelé les traumatismes des années 1997 à 2000, marquées par des affrontements sanglants et des violations massives des droits humains dans la ville.

« Kisangani refuse de revivre l’horreur. Les corps jetés dans la rivière Tshopo et les bombardements de zones civiles appartiennent au passé. La population ne se laissera pas intimider par les avatars du RCD d’hier, aujourd’hui mués en AFC-M23 », souligne le communiqué.

L’élu a tenu à rendre un hommage appuyé au professionnalisme des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC). La défense antiaérienne a réussi à neutraliser une dizaine d’engins explosifs téléguidés, évitant ainsi un carnage humain et des dommages matériels irréparables.

Patrick Matata Makalamba a également salué le leadership du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, précisant que les investissements récents dans les capacités de défense ont permis cette riposte efficace face à des menaces de plus en plus sophistiquées.

En conclusion de sa déclaration, le député national a formulé deux recommandations majeures :

  • Au Gouvernement : Le renforcement durable des dispositifs sécuritaires autour de Kisangani pour prévenir toute récidive.
  • À la population : Une vigilance citoyenne renforcée, passant par la dénonciation de tout mouvement suspect auprès des autorités.
    Malgré cette tension, le message reste celui de la résilience : Kisangani demeure debout et déterminée à préserver sa paix retrouvée.
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