Kisangani: mis au désespoir par Fatshi, les médecins non primés haussent le ton sous électrochoc avec la police

Le collectif de médecins  »non-primés' » et « non salariés » de la province de la Tshopo ont été dans les rues ce Jeudi 25 mars 2021. Ces dizaines de médecins exprimaient leurs ras-le-bol face à la promesse jusque-là pas tenue par le chef de l’État. Il leur a promis des primes de risques.

Pacifiques dans leurs chants, ce collectif des médecins n’a pas franchi la place des Martyrs où un dispositif de la police était bien en place. Obligés de faire un détour, c’est au gouvernorat qu’ils ont été fortement réprimés et humiliés par les éléments de l’ordre. D’autres ont vu leurs blouses déchirées, suites aux fortes menaces de la police qui exécutait l’ordre du maire de la ville refusant la tenue de cette marche.

Décidés de rencontrer l’autorité provinciale, ces manifestants ont adopté une forte résistance jusqu’à être reçu par le vice-gouverneur. Constituée de 5 Personnes, leur délégation a déposé un mémorandum entre les bonnes mains de Abibu Sakapela, qui a été attentif aux désidératas de manifestants et a promis la meilleure suite du dossier.

Ces professionnels de santé demandent au président de faire respecter sa promesse. 2 ans sans primes ni salaires, l’impatience s’aggrave, seul le Président peut répondre à leur attente.

Nous ne savons plus à quel saint nous vouer Excellence, nous ne savons plus à qui recourir au delà de votre autorité pour que nous soyons rétablis dans notre droit. » ont-ils haussé.

Ils soulignent que leurs familles croupissent dans une misère indescriptible, malgré les loyaux services rendus à la nation. Et les conditions de travail accroissent les différents dangers.

« Nous sommes la catégorie la plus exposée en plus de différentes pathologies transmissibles auxquelles nous faisons face tous les jours, en l’occurrence : le VIH SIDA, l’hépatite pulmonaire… mettant ainsi en danger nos propres vies et nos familles» renseignent-ils.

Tels des militaires sans munitions sur la première ligne, disent-ils qu’ils ressemblent. Et cela, obliger de ne pas retourner en arrière pour défendre la nation contre le Coronavirus et d’autres épidémies.

En outre, ils se considèrent victimes de l’injustice sociale car, selon eux, le fonds existe pour d’autres secteurs sauf pour le leur. Ils notent le salaire exorbitant de certains politiques et s’interrogent : tout congolais est-il censé occuper un poste politique pour être pris en considération et avoir droit à une rémunération décente ?

Ces derniers promettent sécher le service si la prime de risques, qui est un droit, n’est pas envoyée. Ces collectifs a en son sein 58 médecins non primés et non salariés. Et ils sont plus de 6000 sur l’ensemble du territoire national.

DavidGaston MUKENDI

Steves

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