L’Hôpital général de référence de la commune Tshopo a tenu, ce mercredi 7 janvier 2026, son assemblée générale de clôture de l’exercice 2025. À cette occasion, la bourgmestre Marianne Batamane a adressé un discours de vérité aux 28 médecins présents, dénonçant l’absentéisme et rappelant que la vie humaine doit primer sur les considérations financières.

C’est dans une ambiance solennelle, sous le hangar de l’Hôpital Général de référence de la Tshopo, que s’est déroulé ce rendez-vous stratégique. Ce cadre ouvert, au cœur même de la structure sanitaire de la commune, a servi de théâtre à l’évaluation semestrielle des activités de l’exercice 2025. En invitant la bourgmestre Marianne Batamane à cette rencontre en plein air, la direction de l’hôpital a voulu sceller une collaboration directe et transparente avec l’autorité municipale.

Le Médecin directeur, a ouvert les travaux par une analyse lucide de l’année écoulée. Si des avancées cliniques ont été notées, les défis structurels demeurent tenaces.

« Nous avons passé en revue nos réalisations, nos forces, mais aussi nos faiblesses. La bourgmestre nous a prodigué des conseils avisés et a réaffirmé son accompagnement pour l’année 2026 », a-t-il confié à l’issue des échanges.

Le moment fort de la rencontre a été l’intervention de Marianne Batamane. Après les civilités d’usage, la bourgmestre a haussé le ton sur la discipline professionnelle. Le constat est amer : malgré un effectif de 28 médecins, les plaintes des patients se multiplient face à l’absence de praticiens, souvent retenus dans des structures privées.

« Il n’est pas interdit de travailler ailleurs, mais il est inadmissible de sacrifier l’hôpital de l’État. Cet hôpital se trouve dans ma commune et doit servir prioritairement la population », a-t-elle martelé avec fermeté.

Au-delà de la ponctualité, c’est un vibrant appel à l’humanisation des soins que l’autorité a lancé. Dans un contexte où les barrières financières entravent souvent l’accès aux soins, elle a rappelé le caractère sacré du serment médical :

Travaillez avec amour. Même si un patient n’a pas d’argent sur-le-champ, soignez-le d’abord. La vie humaine est sacrée. »

Pour Marianne Batamane, la transformation de l’offre de soins est une priorité absolue du mandat communal. Tout en promettant de plaider la cause de l’établissement auprès des instances supérieures, elle a annoncé la mise en place d’un suivi rigoureux. Des visites régulières seront effectuées pour s’assurer de la présence effective des médecins.

Désormais, au sein de la Commune Tshopo, l’année 2026 sera celle de la rigueur, de l’humanité et de la redevabilité envers les citoyens.

Denis BAKUMANI

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