La bourgmestre de la commune de Tshopo, Marianne Batamane, a effectué, tôt le matin de ce jeudi 8 janvier 2026, une descente de terrain à l’Université de la Révolution Technologique au Congo (URTC), située sur la 10 ème avenue dans la commune Tshopo puis au Groupe Mobile d’Intervention Kisangani Ouest (GMI), à la suite d’un vol survenu dans la nuit de lundi à mardi au sein de cette institution universitaire.
À l’Université de la Révolution Technologique au Congo, les malfrats ont forcé les portes et emporté d’importants matériaux de construction, notamment des tôles, des chevrons et des lattes, destinés à la réhabilitation et à l’extension des infrastructures.
S’exprimant devant la presse, le professeur Arthur Cimwanga, recteur de l’Université de la Révolution Technologique au Congo, a déploré un acte qui compromet sérieusement les projets de l’établissement.
« Ils ont pris une bonne quantité de tôles, sans compter les chevrons et les lattes. Ce sont surtout les tôles qui nous préoccupent, car cela nous a coûté de l’argent et c’est ce que nous attendions pour débuter la construction et la réhabilitation », a-t-il déclaré.
Le recteur a également dénoncé une insécurité récurrente, rappelant que même les habitations privées ne sont pas épargnées, avant de lancer un appel pressant aux autorités pour un renforcement de la sécurité.
« Nous avons besoin que la sécurité nous visite plus que l’insécurité. Que la police soit là pour la protection des personnes et de leurs biens », a-t-il insisté.
Sur place, la bourgmestre Marianne Batamane a échangé avec les responsables de l’université et a annoncé des mesures immédiates, notamment l’amélioration de l’éclairage du site.
« Là où il y a la lumière, il n’y a pas ces histoires-là. Je vais ajouter deux ou trois lampadaires pour sécuriser le bâtiment », a-t-elle affirmé.
Elle a toutefois rappelé que la sécurité ne devait pas être individualisée :
« La mission régalienne est de protéger la population et ses biens, pas seulement les autorités. La sécurité doit être pour tout le monde », a-t-elle souligné.
La tournée s’est poursuivie au Groupe Mobile d’Intervention Kisangani Ouest, où la bourgmestre est venue s’imprégner de la situation sécuritaire après l’arrestation de présumés bandits, dont certains seraient armés. Deux suspects ont été présentés et devraient être déférés devant les instances judiciaires après les enquêtes.
Selon l’autorité communale, ces cas de vols sont survenus après les festivités, alors même que celles-ci s’étaient déroulées dans le calme grâce au dispositif sécuritaire renforcé.
Marianne Batamane a profité de l’occasion pour appeler la population de Tshopo à dénoncer les actes suspects et à collaborer avec les services de sécurité.
Elle a également annoncé des actions de sensibilisation des jeunes ainsi que des formations prévues en 2026, dans la continuité des initiatives amorcées en 2024, afin de lutter durablement contre l’insécurité dans la commune.

