La salle de conférence du Congo Palace a servi des cadres ce vendredi 6 Juin 2025, aux chefs d’établissements scolaires, représentants des comités de parents et enseignants. Tous ont participé à un atelier émouvant organisé par l’UNESCO, axé sur la réduction des grossesses précoces non désirées (GPND), le maintien et la réadmission des apprenantes à l’école.
Cet atelier de deux jours s’inscrit dans le cadre du programme global de l’UNESCO, « Nos droits, nos vies, notre avenir », plus couramment désigné par le sigle « O3 ».
Isaias Barreto da Rosa, représentant pays de l’UNESCO, a ouvert l’atelier en soulignant l’importance de l’engagement des participants. « Au nom de l’UNESCO, je tiens tout d’abord à vous remercier de votre présence physique et de votre engagement. Comme vous le savez en RDC, comme dans beaucoup de pays, nos adolescents et nos jeunes font face à des défis majeurs.» dit-il.

Il a mis en exergue les défis majeurs auxquels sont confrontés les adolescents et les jeunes en RDC, et dans de nombreux pays :
- Le défi de la reconnaissance de leurs droits,
- Les risques liés aux grossesses précoces,
- Les infections sexuellement transmissibles, notamment le VIH,
- Les violences basées sur le genre.
Prenant la parole juste après, le Proved de Kisangani, Alain MUIMBI MUIMBI, représentant le ministère de l’Éducation de la province, a donné un message clair aux participants. Il a insisté sur l’importance de tirer des recommandations concrètes et des propositions d’amélioration du système éducatif, particulièrement en ce qui concerne la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) en milieu scolaire.
«Au vu de la matière qui nous sera exposée, tirons-en quelques recommandations ainsi que des propositions pour l’amélioration de nos sous-secteurs et du système éducatif, surtout en ce qui concerne les VBG.» a insisté le Proved Alain MUIMBI MUIMBI
Ce programme de l’UNESCO a déjà permis une actualisation significative des programmes scolaires aux niveaux primaire et secondaire, et a formé des centaines d’enseignants. « Nous avons également intensifié la sensibilisation auprès des parents et des responsables d’établissements », a précisé Isaias Barreto da Rosa, insistant sur la nécessité d’une approche holistique en matière d’éducation à la sexualité et à la vie familiale.


Cet atelier s’inscrit dans une initiative bien plus vaste, déployée dans plus de trente pays d’Afrique subsaharienne, et soutenue par le gouvernement suédois ainsi que par de nombreux partenaires. Il incarne une ambition collective : élever les standards de l’éducation à la vie familiale et renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre.
Démarrée à 8h00, la journée a été riche en échanges, abordant des notions fondamentales telles que :
- La distinction entre genre et sexe,
- Une définition et compréhension approfondie des violences basées sur le genre,
- Les manifestations et les conséquences des VBG en milieu scolaire.
Avec l’apport précieux de trois co-animatrices de renom : Madame Jolie Masika, experte en genre de l’UNESCO, Madame Scolastique Yalongolo, spécialiste de l’éducation et chef de division, et Sœur Thérèse-Marie Mokaria, médecin et spécialiste en santé sexuelle et reproductive.
Cette première journée d’échanges s’est achevée à 18h00. Elle a marqué un pas décisif vers une meilleure éducation des jeunes filles et la construction d’un avenir plus prometteur pour elles.

