L’arrivée du procureur général de la Cour de cassation, Firmin Mvonde, à Kisangani a été accueillie avec un immense espoir par la communauté des victimes de la guerre des Six Jours. Réunis à l’Espace des Martyrs ce mardi 16 septembre 2025, les représentants de ces familles ont saisi cette opportunité pour dénoncer la mauvaise gestion de FRIVAO.

Dans une déclaration lue par leur Président de crise, Jean Kalengamire, les victimes ont qualifié la présence de cette haute juridiction de « soulagement ». Elles ont exposé des dysfonctionnements graves et des conflits internes au sein de la direction du FRIVAO.

Défense de Chançard Bolukola et accusations contre le PCA

Les victimes ont notamment pris la défense du coordonnateur a.i., Chançard Bolukola, arrêté depuis 50 jours à Kinshasa. Elles ont mis en lumière l’efficacité de sa gestion, affirmant qu’il a payé 14 000 victimes en seulement huit mois, un chiffre qui contraste fortement avec les 100 paiements effectués par son prédécesseur, Mgr François Mwarabu. Les victimes ont également assuré qu’aucune personne n’a été ajoutée sur les listes existantes sous sa direction.

Elles ont également clarifié une controverse concernant des chèques signés par Aline Engbe et Jadot Kalala, expliquant qu’ils servaient au retrait de l’argent pour des paiements manuels et ne constituaient en aucun cas un détournement de fonds.
Selon la déclaration, l’arrestation de M. Bolukola aurait été orchestrée par le vice-ministre de la Justice, Samuel Mbemba, après l’échec de sa tentative de l’évincer.

Les victimes ont ensuite pointé du doigt un conflit persistant entre M. Bolukola et le président du Conseil d’Administration (PCA), Bernard Kalombola. Elles affirment que le PCA est à l’origine de la décision de payer les 11 000 victimes sans l’approbation du conseil d’administration. De plus, elles accusent le PCA d’avoir proposé d’indemniser d’autres entités — l’église FEPACO ($1 million), les WAGENIA ($2 millions) et BIMA ($250 576), ainsi qu’un particulier ($600 000) — à des fins personnelles et non dans l’intérêt des victimes.

Les revendications des victimes

Pour faire face à cette situation, la communauté des victimes a formulé quatre demandes principales à la Cour de cassation :

  • La libération immédiate de Chançard Bolukola Osony afin qu’il puisse reprendre ses fonctions.
  • La reprise des activités du FRIVAO non seulement à Kisangani, mais dans toutes les zones concernées.
  • Le déploiement de magistrats pour mener une enquête approfondie sur la gestion du FRIVAO.
  • La poursuite de toute personne impliquée dans des malversations financières liées à l’argent des victimes.
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