Ce samedi matin, le cœur du Quartier Lubumbashi, précisément au 13ème Soleil 12 – 15 au Parking dans la commune de la Tshopo, a vibré au rythme d’une importante tribune d’expression populaire. L’activité, organisée par l’Union des Jeunes Congolais pour le Changement (UJCC) dans le cadre du projet Tufaulu Pamoja 2, a marqué la Journée Internationale de la Paix et a servi de plateforme de sensibilisation sur le Programme P-DDRCS, avec l’appui financier de l’Ambassade de Suède, via CAFOD.

Sous le thème percutant : « Jeunesse unie pour la paix et le vivre ensemble entre communautés », l’activité a rassemblé des centaines de jeunes venus de tous les coins de la ville. L’ambiance était à l’engagement et à la prise de conscience.
La tribune a été honorée par la présence de M. Mukenge Totoro, Coordonnateur national de l’UJCC. Dans son discours, il a sonné le réveil, exhortant la jeunesse à passer à l’action pour transformer le pays et à s’impliquer activement dans les processus de participation aux postes de décision.

Des figures de la jeunesse locale ont également pris la parole, réaffirmant l’importance de l’engagement. Soleil Mosindo, jeune leader et notable, a martelé l’idée que les jeunes sont une force motrice pour la paix et le changement en RDC : « les jeunes sont une force, ils doivent travailler durs car l’avenir c’est nous, j’en appelle ces derniers à la prise de conscience pour la paix durable et le développement », a-t-il déclaré.

De son côté, Joël Mbiya, Coordonnateur Provincial du mouvement citoyen FILIMBI, a insisté sur le rôle essentiel de la jeunesse dans la gestion de la Res publica. Pour lui, les jeunes sont un moteur important du changement. « il est temps de participer, oui, allons-y pour participer dans la gestion de la Res publica. Il faut que la jeunesse joue un rôle de premier plan », a-t-il affirmé avec conviction.

La richesse des débats a été alimentée par la diversité des participants. Des jeunes Taximan, des militants des mouvements citoyens comme LUCHA et FILIMBI, des mouvements anti-Evapo de la Tshopo, les jeunes de Bana États-Unis, et divers staffs de jeunes, ont apporté leurs expériences et leurs revendications.

Un jeune taximan, psychologue de son état, a rapporté une recommandation clé émanant de la base : « nous recommandons au gouvernement de doter les agents de sécurité des moyens nécessaires pour nous sécuriser, nos autorités doivent collaborer avec nous, elles doivent prendre en considération nos desiderata et trouver des solutions. »

Cette interpellation souligne le besoin crucial de sécurité et de dialogue entre les autorités et la population. En clôture de l’activité, M. Emile Baruti, Chef du quartier Lubumbashi, a lancé un appel pressant : « vous devez savoir que la paix, c’est une question de nous tous. Notre sécurité doit être une affaire de tous. Depuis que je suis chef, je cherche les jeunes afin de conjuguer les efforts ensemble. »

Cette tribune d’expression populaire à Kisangani, au cœur de la commune Tshopo, au secteur 11-15, plus particulièrement sur le parking de la 13è avenue qui s’impose comme un point névralgique dans la dynamique de transformation locale.
Reconnu pour son engagement dans la lutte contre l’insécurité, ce secteur est devenu le bastion du mouvement « Anti-Évapo», une initiative citoyenne qui a revendiqué avec force le phénomène de vol à l’arraché, tristement reconnu sous l’appellation « ÉVAPO ».

Journaliste Multimédia & Reporter

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