À l’occasion de l’année internationale des femmes agricultrices, l’ONG Slow Food Kisangani a organisé une cérémonie riche en échanges et en formations à Kisangani, dans son siège, au Plateau Médical à Simisimi, dans la province de la Tshopo, ce samedi 25 avril 2026 pour le lancement de cette activité, qui couvre toute la période.

Placée sous le signe de l’année internationale des agricultrices 2026, cette rencontre a réunie plusieurs femmes actives de Simisimi, dans le secteur agricole autour du thème : « Gestion de la Biodiversité et Semences Locales par la Femme Agricultrice de Simi-Simi à Kisangani, Province de la Tshopo (RDC)».

Dans son mot de bienvenue, Madame Limboko Sharufa Nicole a salué l’engagement des femmes de Simisimi, tout en insistant sur leur rôle central dans la Sécurité Alimentaire.

Elle a rappelé que cette journée constitue bien plus qu’une célébration : une reconnaissance du travail quotidien des femmes qui cultivent, sélectionnent les semences, nourrissent les marchés locaux et leurs familles.

Intervenant lors de la séance, Madame Olela Naadi Nadine a développé plusieurs axes majeurs, notamment la gestion de la biodiversité, l’importance des semences locales ainsi que les défis liés au changement climatique et à l’agroécologie.

Elle a souligné que ces éléments sont essentiels pour améliorer les rendements agricoles et adapter les cultures aux variations climatiques.

Malgré leur contribution essentielle, les femmes agricultrices de Simisimi font face à de nombreux obstacles, notamment l’accès limité à la terre, aux ressources agricoles et aux financements. Ces contraintes freinent leur plein épanouissement dans le secteur.

Les participantes, parmi lesquelles des ingénieures agronomes Solange Lifeta, Jeannette Botungu et des agricultrices expérimentées; Pauline Lofemba, Albertine Kose, Germaine Sombe, Lucie Kelekele, Bernadette Bofenda pour ne citer que celles-là ont formulées plusieurs recommandations. Elles ont notamment plaidé pour la mise à disposition d’espaces sécurisés de culture, le renforcement des capacités techniques ainsi qu’un meilleur accompagnement de Slow Food Kisangani, dans la gestion des semences et la fertilité des sols.

Certaines ont exprimé leurs difficultés liées au manque d’espaces agricoles adaptés, soulignant leur espoir de bénéficier d’un appui concret de l’ONG Sow Food Kisangani, pour améliorer leur production, travailler en toute sécurité et en synergie.

Grâce au leadership de l’équipe dirigeante de Slow Food, nous citons : PCA Victor Yemba en étroite collaboration avec le Vice PCA Alphonse Biye et autres membres , les perspectives restent encourageantes pour les femmes agricultrices de Plateau Boyoma à Simisimi dans la Province de la Tshopo, qui aspirent à exercer leurs activités dans de meilleures conditions , à contribuer davantage au développement local et au bien être de tous pour une alimentation bio , saine et propre.

L’événement a été financé par Slow Food Kisangani et la FAO a donné le thème dont on prévoit également des descentes sur le terrain dans les six communes de la ville de Kisangani afin de renforcer l’encadrement et l’accompagnement des femmes agricultrices.

Rappelons que, la journée du 25 avril était choisi par Slow Food Kisangani pour lancer les activités de l’année 2026 prônée par la FAO comme année mondiale des femmes agricultrices dont le thème ci-dessus.

Placée sous le slogan « La Biodiversité a un visage : celui des femmes du plateau médical à Simi-simi, Commune Makiso dans la ville de Kisangani », cette célébration a mis en lumière le rôle incontournable des femmes dans les systèmes alimentaires, tout en appelant à des actions concrètes pour valoriser leur contribution.

Augustin Tsheza

Journaliste Reporter

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