La situation actuelle de la fourniture d’électricité à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, suscite de nombreuses interrogations au sein de la population boyomaise. Dans un contexte politique particulièrement sensible, certains habitants estiment que la stabilité du courant électrique semble, elle aussi, avoir choisi un camp.
Avant la destitution du gouverneur Paulin Lendongolia par l’Assemblée provinciale en octobre 2025, la desserte en électricité était marquée par une instabilité persistante. Plusieurs communes et quartiers de la ville vivaient régulièrement dans le noir, au grand dam des ménages et des opérateurs économiques.
Comme par un coup de baguette magique, après sa mise à l’écart en octobre 2025, une nette amélioration de la fourniture du courant électrique a été observée. Cette embellie avait permis aux activités économiques et sociales de reprendre un rythme quasi normal.
Curieusement, depuis sa réhabilitation par la Cour constitutionnelle à la fin du mois de décembre 2025 et sa reprise effective de la gestion en janvier 2026, la ville de Kisangani replonge progressivement dans l’obscurité, avec des coupures prolongées.
Pour certains habitants, cette situation ne saurait être considérée comme un simple hasard. Ils y voient l’expression symbolique des « aïeux », comme pour rappeler que rien n’est jamais fortuit en politique. De son côté, la Société nationale d’électricité (SNEL) avait, dans un communiqué de presse, informé l’opinion du début des travaux d’entretien du groupe n°1, cause principale de ces perturbations.
Faut-il y voir une simple coïncidence technique ou l’expression d’un malaise plus profond lié à la gouvernance provinciale ? La question reste ouverte et continue d’alimenter les discussions à Kisangani.

