Le mouvement Rien Sans les Femmes (RSLF) a organisé, du jeudi 25 au vendredi 26 septembre 2025 à Kisangani, une session de formation cruciale destinée aux femmes et jeunes influents de la province. L’objectif était de les doter de connaissances solides sur les bases du cadre juridique – national, régional et international – régissant leurs droits fondamentaux. Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet Tufaulu Pamoja phase 2, bénéficiant de l’appui de l’Ambassade de Suède via CAFOD.

Plaidoyer pour la participation et la paix

Dans son allocution d’ouverture, Mme Claudine Bela, point focal du mouvement Rien Sans les Femmes dans la Tshopo, a rappelé la pertinence et la portée de ce projet. « L’objectif de Tufaulu Pamoja phase 2 est de contribuer à la participation proactive des femmes et des jeunes aux espaces de prise de décisions et au processus de paix en RDC », a-t-elle expliqué.

Cette formation est donc une étape essentielle pour transformer l’intention en action concrète en renforçant les capacités des acteurs clés de la société civile.

Un programme riche en droit et stratégie

Durant deux jours intensifs, une vingtaine de participantes, dont une demi-douzaine de jeunes filles, ont bénéficié d’échanges dynamiques. Les travaux se sont articulés autour de trois modules principaux, visant à éclairer les différentes dispositions légales qui protègent et garantissent les droits des femmes et des jeunes :

  • Le cadre juridique : Une analyse approfondie des instruments légaux national, sous-régional, régional et international protégeant les droits fondamentaux.
  • Les mécanismes de recours : Présentation des voies et procédures à suivre pour faire valoir ces droits en cas de violation.
  • Les stratégies de positionnement des femmes politiques : Conseils pratiques et outils pour renforcer la présence et l’influence des femmes dans les sphères de décision.

L’approche adoptée par le facilitateur, Jean Paul NYINDU, acteur de la société civile et défenseur des droits humains, a été participative et active. Les échanges ont été constamment alimentés par des partages sur des cas concrets vécus localement, permettant aux participantes de s’approprier les concepts juridiques de manière très pratique. Elles ont également été amenées à résoudre des casus pour affiner leur compréhension des enjeux abordés.

Vers une meilleure représentation politique

Les retours des participantes ont été unanimement positifs. Justine Gelengbo, l’une des bénéficiaires, a souligné l’importance capitale de cette initiative. « Cette formation a été essentielle. Elle m’a dotée des connaissances poussées afin d’envisager un positionnement éclairé et efficace dans les sphères décisionnelles », a-t-elle affirmé, illustrant parfaitement l’impact recherché par le RSLF.

Cette session de renforcement des capacités marque un pas de plus vers l’autonomisation et l’engagement citoyen effectif des femmes et des jeunes dans la Tshopo, piliers indispensables pour une gouvernance plus inclusive et un processus de paix durable en République Démocratique du Congo.

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