Entre émotion personnelle et devoir politique, Fontaine Mangala, élu national de Kisangani a visité la maternité qui l’a vu naître. Confronté au délabrement des lieux, il s’engage solennellement pour la réhabilitation de ce symbole de vie.
Certains lieux dépassent leur fonction architecturale pour devenir des sanctuaires de mémoire. Pour l’Honorable Fontaine Mangala Sakilikili, en vacances parlementaires dans la capitale de la Tshopo, le retour aux sources a pris une dimension quasi sacrée.
Au détour d’une visite de terrain, le député national a franchi le seuil du centre de santé où il a poussé son premier cri. « C’est à cet endroit que ma mère me livra à la nature », a-t-il confié, visiblement ému.
Si la séquence était chargée d’émotion, elle a vite laissé place à un constat alarmant. Le bâtiment, dont les fondations datent de 1982, n’a subi aucune rénovation majeure en plus de quarante ans. Dans cette salle d’accouchement vétuste, le contraste est saisissant : la vie continue de jaillir malgré des infrastructures à bout de souffle.
Vétusté chronique : Un béton inchangé depuis plus de 40 ans.
Conditions précaires : Des mères qui accouchent dans un environnement dégradé.
Dignité en jeu : Un personnel soignant opérant avec les moyens du bord.
Pour l’élu, ce constat ne pouvait rester sans réponse. Ce qui n’était au départ qu’une visite de courtoisie s’est transformé en un véritable engagement politique et moral. Fontaine Mangala a saisi l’occasion pour annoncer son intention de plaider activement pour la reconstruction totale de la maternité.
« C’est une obligation pour moi de me battre très vite pour sa reconstruction », a-t-il martelé. Ce plaidoyer ne se veut pas seulement une promesse électorale, mais une dette de reconnaissance envers l’institution qui a vu naître des générations de Boyomais.
En reliant son histoire personnelle à la précarité du système de santé local, l’Honorable Mangala rappelle une vérité essentielle : la politique retrouve sa noblesse lorsqu’elle s’ancre dans le vécu des citoyens. En s’engageant pour ce lieu, il ne protège pas seulement des murs, il protège l’avenir de Kisangani.
Le message est clair : honorer la vie, c’est d’abord offrir aux mères un cadre digne pour la donner.

