La ville de Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, est en proie à une recrudescence alarmante de l’insécurité. Au-delà des faits effrayants de vols, de cambriolages et d’attaques armées, la voix des victimes notamment Platini Atshangola, l’une des premières cibles d’une série de cinq attaques armées récentes au bloc Météo, hausse le ton.
Dans un message de dénonciation sans ambages, parvenu jeudi à KIS24, le technocrate au sein des affaires foncières en RDC et conservateur des titres immobiliers honoraire dans la province de la Tshopo, Platini Atshangola lance l’urgence d’une prise de conscience collective face à un ennemi qui semble opérer en toute impunité.
Ces dernières semaines, Kisangani est secouée par une vague d’attaques qui terrorise ses habitants. Des structures médicales cambriolées, des chauffeurs de moto-taxi abattus, et des résidences ciblées… La liste des exactions s’allonge, plongeant la population dans un sentiment d’abandon. Le cas de Platini Atshangola, dont la résidence a été la cible d’hommes armés à plusieurs reprises, est emblématique de cette insécurité grandissante. Il a survécu à pas moins de cinq attaques distinctes, à son domicile sis au bloc Météo, dans la commune Makiso, point fort de la ville de Kisangani.
L’ennemi nous neutralise pendant que nous sommes distraits »
regrette Platini Atshangola
Profondément marqué par ces événements, Platini Atshangola s’est exprimé avec gravité, non seulement pour dénoncer cette situation intenable, mais aussi pour lancer un vibrant appel à la population.
« J’ai été l’une des premières victimes de cette série d’attaques. Cinq fois, j’ai été ciblé », a-t-il affirmé, la voix empreinte d’une amère lucidité. « Nous devons sortir de la distraction. Pendant que nous vaquons à nos occupations, que nous sommes absorbés par nos futilités, l’ennemi, lui, s’organise et nous neutralise un à un. »
Dans cette perspective, Platini Atshangola ne se contente pas de dénoncer, il propose une voie à suivre. « Il est temps que la population de Kisangani se prenne en charge », a-t-il insisté.
Cet appel à l’auto-prise en charge ne signifie pas une substitution aux rôles régaliens de l’État en matière de sécurité, mais plutôt une mobilisation citoyenne proactive. Il s’agit, selon lui, de renforcer la vigilance au sein des quartiers, d’encourager la collaboration avec les forces de sécurité, et de rompre avec le silence qui souvent entoure les actes criminels.

