Le consortium d’organisations de la société civile, regroupant l’Action pour la Défense du Droit des Vulnérables (ADDV) et l’Action des Femmes pour la Protection des Vulnérables (AFPDV), a lancé une campagne de sensibilisation percutante dans plusieurs établissements scolaires catholiques de la ville.
Sous le thème « Ensemble, mettons fin à la violence numérique en milieu scolaire dans la province de la Tshopo », cette initiative s’inscrit dans le cadre de la campagne mondiale des Seize Jours d’Activisme contre les violences basées sur le genre (VBG). L’événement, qui s’est tenu ce mercredi 03 Décembre, a ciblé les élèves de l’Institut Pape Jean-Paul II, du Lycée Chem-Chem wa Uzima, et de l’Institut Maendeleo.
La sensibilisation était menée par deux figures influentes du Barreau de Kisangani et militantes des droits :
- Mme Rachel NGOY, Coordonnatrice provinciale de l’ADDV.
- Mme Bénédicte MAKUSI, Présidente provinciale de l’AFPDV.
L’intervention s’est articulée autour de deux axes majeurs : les VBG et, de manière spécifique, les violences numériques en milieu scolaire.
- Les Violences Basées sur le Genre (VBG) :
Maître Bénédicte MAKUSI a introduit les élèves au concept des VBG, leur présentant de manière claire les six différentes formes de violence qui peuvent affecter particulièrement les jeunes filles. L’objectif était de permettre aux élèves de les identifier aisément pour mieux s’en prémunir et les dénoncer. - La Cyberviolence en Milieu Scolaire :
Maître Rachel NGOY a pris la parole pour se focaliser sur l’épineuse question de la violence numérique. Elle a insisté sur l’urgence de maîtriser cet espace virtuel qui, mal utilisé, devient un nouveau vecteur de violences et de harcèlement.
« Les réseaux sociaux ne doivent pas être un lieu qui viole les jeunes élèves filles, » a martelé Maître Rachel NGOY, appelant à une utilisation responsable et éthique des outils numériques.
L’initiative du consortium ADDV et AFPDV vise à outiller les élèves pour qu’ils deviennent des acteurs de leur propre protection et de celle de leurs pairs, faisant de l’école un environnement sûr et respectueux, tant dans le monde réel que sur les plateformes numériques.
Cette campagne marque une étape importante dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux jeunes filles dans la province de la Tshopo.

